Hebamme.ch Sage-femme.ch Levatrice.ch Spendrera.ch 3 2013 Services d’obstétrique gérés par des sages-femmes dans les hôpitaux Hebammengeleitete Geburtsabteilungen in Spitälern Eisen für Mutter und Kind Doppelt so wichtig In der Schwangerensprechstunde… vieler Kantonsspitäler wird regelmässig die Einnahme von FLORADIX® empfohlen. Die Frauen schätzen es, dass Kapseln und Saft angeboten werden, fühlen sich fit und brauchen selten noch zusätzlich Vitamine. Hebammen schreiben uns: «Die Erfahrung zeigt, dass wir weit weniger anämische schwangere Frauen haben, seit wir FLORADIX® empfehlen… die schwangeren Frauen und Wöchnerinnen schätzen diese Art der Eisensubstitution und haben durchweg sehr positive Erfahrungen mit der Verträglichkeit (Verdauung etc.) und Wirksamkeit (weit überlegen gegenüber chem. Eisentabletten) gemacht». 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WWW.FLORADIX.CH Erhältlich in Apotheken, Drogerien und Reformhäusern Sommaire • Inhalt Edition 3 Services d’obstétrique gérés par des sages-femmes dans les hôpitaux Ausgabe 3 Hebammengeleitete Geburtsabteilungen in Spitälern Actualité 2 Aktuell 24 Editorial Claire de Labrusse, Lausanne 5 Editorial Claire de Labrusse, Lausanne 27 Dossier 4 Dossier 26 Le Birth Centre de l’Hôpital St Mary à Londres Françoise Maillefer, Lausanne 4 26 Témoignage – Ce qu’en pensent trois étudiantes de Lausanne Fanny Curchod-Duvoisin, Catea Reis et 7 Hebammengeburten – ein attraktives Geburtsmodell für schwangere Frauen und Hebammen im Spital Simone Büchi, Bern Hebammengeleitete Geburtshilfe in Österreich – 31 Selbstbestimmung, Verantwortung und Wahlfreiheit Rachel Wolfrath, Lausanne Martina König, Schwaz, und Barbara Schildberger, Linz (A) Focus 8 A Payerne, un réaménagement spatial élargit l’offre de soins Josiane Bodart Senn 8 Das Modell Hebammenkreisssaal wird sich auf Dauer etablieren Renate Nielsen, Osnabrück (D) 33 Un suivi global: Pour qui? Comment? Avec quels effets? Entretien avec Jocelyne Bonnet et 9 Hebammenkreisssaal – ein Gewinn für alle Beteiligten Gudrun Zecha, Herrenberg (D) 35 Mosaik 38 Akupunktur bei Depressionen und Schlafproblemen Simon Becker, Wädenswil 38 Neues aus den Fachhochschulen 39 «Hebamme der Zukunft: innovativ, vernetzt, reflektiert» Jean-Marc Piveteau, Zürich 39 Verband 15 Sektionen 19 Buchtipp 40 Lucia Floris, Genève Fédération 12 Sections 19 Formation continue FSSF 20 En librairie 11 Thème de l’édition 4/2013 Positions pour accoucher / E xpériences d’accouchement Thema der Ausgabe 4/2013 Geburtspositionen / Geburtserfahrungen Parution début avril 2013 Erscheint Anfang April 2013 111e année | 111. Jahrgang Secrétariat | Geschäftsstelle Rosenweg 25 C, Case postale, CH-3000 Berne 23, T +41 (0)31 332 63 40, F +41 (0)31 332 76 19 [email protected], www.sage-femme.ch, www.hebamme.ch Heures d’ouverture du lundi au vendredi | Öffnungszeiten von Montag bis Freitag 8:15–12:00 / 13:30–17:15 Offizielle Zeitschrift des Schweizerischen Hebammenverbandes | Journal officiel de la Fédération suisse des sages-femmes | Giornale ufficiale della Federazione svizzera delle levatrici | Revista uffiziala da la Federaziun svizra da las spendreras Parution 10 éditions par année, numéros doubles en janvier / février et en juillet /août | Erscheinungsweise 10 Mal im Jahr, Doppelausgaben im Januar / Februar und Juli /August Photo couverture | Foto Titelseite Simone Büchi, Andrea Messerli und Anne Siegenthaler, Inselspital, Bern. Actualité Quatre Suissesses graduées à Glasgow Bénédicte Michoud Bertinotti, Doris Wyssmüller, Judith Ballüder et Silvia Ammann-Fiechter (de gauche à droite) 2 Le 27 novembre 2012, quatre sages-fem­ mes suisses se sont retrouvées dans les méandres solennels du Concert Hall de Glasgow pour assister à la cérémonie de remise des diplômes de la Glasgow Caledonian University. C’est avec une certaine émotion qu’elles ont revêtu la traditionnelle toge et le capuchon aux couleurs de leur faculté pour rejoindre les quelque 500 étudiants gradués ce jour-là. Judith Ballüder, sage-femme à l’hôpital de Uster, a ainsi reçu le titre de Bachelor of Science in Midwifery; Silvia Ammann- Fiechter, sage-femme professeure à la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV), et Doris Wyssmüller, sage-femme à l’Insel­ spital de Berne, ont reçu le titre de Master of Science in Midwifery; Bénédicte Michoud Bertinotti, sage-femme professeure à HESAV, celui de European Master of Science in Midwifery. Le temps d’une plongée au cœur de la culture écossaise pour se sentir fières du travail accompli et rêver, déjà, aux projets à venir … sur un petit air de cornemuse! Sage-femme.ch – Les années 2011 et 2012 sont maintenant en ligne ICM – Prague, 1-5 juin 2014 Tous les numéros peuvent être téléchargés en version PDF sur le site de la FSSF. Le 30e Congrès triennal de l’ICM aura lieu à Prague. Son thème général sera «Midwives: Improving Women’s Health Globally». Il est possible de soumettre un résumé sur les sujets suivants: – Bridging midwifery and women’s health rights – Access: Bridging the gap to improving care and outcomes for women and their families – Education: The bridge to midwifery and women’s autonomy – Midwifery: Bridging culture and practice Date limite pour déposer les résumés proposés: 17 mars 2013. Par ailleurs, il est déjà possible de s’inscrire à ce Congrès et de bénéficier jus­ qu’au 30 juin 2013 d’un rabais de 25 % . www.sage-femme.ch › Journal › Archives Pour en savoir davantage: www.midwives2014.org Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Prise de position de la FSSF sur l’importance de la maturité pour les sages-femmes Lors de sa séance de décembre 2012, le comité central de la FSSF a accepté une prise de position sur l’importance de la maturité pour les sages-femmes. Vous la trouverez en version PDF sur: www.sage-femme.ch › La Fédération › Prises de position Impact du travail de nuit et en équipe sur l’alimentation «Manger alors que d’autres dorment» est un nouveau guide destiné aux travailleurs / travailleuses de nuit et à leurs employeurs ainsi qu’aux personnes responsables de la sécurité au travail et de la protection de la santé au sein d’une entreprise. Le livre qui n’existe qu’en allemand décrit les conséquences négatives du travail de nuit et en équipe sur la santé, et montre comment cette dernière peut être favorisée. Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien professionnel de la Société suisse de nutrition (SSN). Les outils pratiques annexés (seulement en allemand, format carte postale A5) tels que le planificateur de repas, le bilan hydrique, les check-lists sur l’alimentation, ainsi que sur la réflexion personnelle et la définition d’un objectif aident à appliquer les recommandations dans la pratique. Par ailleurs, un dépliant au format A6, illustré et en couleurs, résumant ce thème, est disponible en allemand et en français. Prix du livre (en allemand seulement): CHF 24.90 Le dépliant (aussi en français): CHF: 1.80, l’exemplaire, 5 exemplaires minimum. A commander au shop SSN www.sge-ssn.ch/shop, par courriel à [email protected], par téléphone 041 58 268 14 14 ou par fax 041 58 268 14 15 Prévention des confusions entre médicaments Concilier travail et famille: Nouveautés romandes Feuille de route «Médecine individu­a­lisée» Les confusions entre médicaments affichant une ressemblance dans la consonance du nom «sound alike» ou l’apparence de la préparation «look alike» constituent un problème important en matière de sécurité des patients en général, et de la médication en particulier. Soucieux de contribuer à éviter ces erreurs, un groupe de travail formé de représentants de la Fondation pour la Sécurité des Patients, de l’Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux (GSASA) et de l’industrie pharmaceutique a élaboré des recommandations qui sont destinées à l’industrie pharmaceutique, aux hôpitaux et à Swissmedic, l’autorité fédérale de contrôle et d’autorisation des produits thérapeutiques. Approuvées par tous les partenaires, ces recommandations sont déjà partiellement – voire entièrement – intégrées dans la révision en cours de l’ordonnance sur les exigences relatives aux médicaments (OEMéd), menée par Swissmedic. Leur effet dépassera cependant le seul ancrage dans la révision de l’OEMéd, car sur certains points, elles vont plus loin que le texte législatif (par exemple, en ce qui concerne les inscriptions devant figurer sur les blisters). La Plate-forme d’information «Conciliation travail-famille: mesures cantonales et communales» est mise à jour chaque année, avec le soutien des instances concernées. Elle annonce entre autres que, durant l’année 2012, les adminis­ trations publiques cantonales et communales ont apporté diverses modifi­ cations à leur règlement du personnel en matière de conciliation travail-famille. L’objectif de la médecine personnalisée ou individualisée est d’optimiser la prise en charge médicale de chaque patient individuel. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes en bonne santé ont recours aux techniques de la médecine individualisée: elles font analyser leurs gènes pour savoir si elles présentent un risque élevé de contracter certaines maladies. L’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) redoute que les patientes et patients soient inutilement inquiétés lors­ qu’ils sont confrontés à des résultats de tests génétiques sans conseil médical qualifié. Elle met notamment en garde contre les offres douteuses de tests génétiques, proposées sur Internet, et exige une meilleure information de la population sur les bénéfices et les risques des analyses génétiques. Plutôt que de supplanter la relation personnelle entre le médecin et son patient, les nouvelles possibilités techniques doivent être intégrées dans la consultation médicale. Sur le site www.patientensicherheit.ch/fr quatre séries de recommandations peuvent être téléchargées. Elles sont destinées à éviter les confusions entre: médicaments sous forme solide | médicaments sous forme liquide | médicaments aux emballages et étiquetages d’apparence semblable «look alike» | médicaments aux noms et consonances similaires «sound alike». La mortalité infantile divisée par quatre entre 1970 et 2010 Les décès infantiles concernent aujourd’hui avant tout des enfants de très faible poids ou nés avec une prématurité importante, les deux étant souvent liés. Les naissances avant 28 semaines de grossesse représentent ainsi 0,3 % des naissances vivantes mais 45 % des cas de mortalité infantile. Dans le canton du Jura – extension du congé paternité et du congé d’adoption à 10 jours; congé payé supplémentaire en cas de naissance de jumeaux, pour la mère (20 au lieu de 16 semaines) et le père (15 au lieu de 10 jours) – congé en cas de maladie d’un enfant (3 jours par évènement, 5 jours par année) Dans le canton du Tessin – promotion accrue du travail à temps partiel (modèles de travail à temps travail favorisés) – soutien explicite du jobsharing – flexibilisation accrue du congé maternité (possibilité de remplacer les deux dernières semaines du congé maternité par 4 semaines à mi-temps) – extension du congé paternité à 5 jours – amélioration des règles de congé d’adoption Dans le canton du Valais – extension du congé paternité à 10 jours – extension du congé en cas de maladie d’un enfant (5 jours par évènement, 10 jours par année) Source: Extraits du rapport «La conciliation travailfamille: toujours d’actualité dans l’agenda politique» www.travailetfamille.admin.ch SECO/OFAS, 13. 12. 2012 Cette feuille de route est disponible sur www.assm.ch Mères nées à l’étranger et travail partiel Nés à l’étranger ou en Suisse, les pères travaillent principalement à plein temps. Les mères nées en Suisse travaillent plus souvent à temps partiel (69,2 %) que les mères nées à l’étranger (45,0 %). Ces dernières sont plus nombreuses à être sans activité professionnelle (30,2 % contre 18,5 % chez les mères nées en Suisse) ou à travailler à plein temps (24,8 % contre 12,3 %). En ce qui concerne la charge totale de l’activité professionnelle et du travail domestique et familial, on constate la même répartition inégale entre hommes et femmes, quel que soit leur lieu de naissance. Source OFS, communiqué du 18. 12. 2012 Source OFS, communiqué du 10. 12. 2012 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 Dossier Le Birth Centre de l’Hôpital St Mary à Londres Dans le cadre du projet de création d’une nouvelle unité au CHUV 1 pour l’accompagnement de la grossesse et de l’accouchement physiologique par les sages-femmes, Françoise Maillefer a séjourné à Londres à la fin 2011, avec deux collègues, afin de visiter plusieurs de ces unités. Son intérêt portait plus particulièrement sur les structures créées à l’intérieur d’un hôpital universitaire. L’objectif consistait à rencontrer des professionnelles responsables de la mise en place et de la conduite de ces unités – afin de poser des questions touchant à leur organi­ sation – et de s’immerger dans leur quotidien. Françoise Maillefer, Lausanne Françoise Maillefer infirmière, sage-femme, master en santé publique (MPH) Le Birth Centre de l’Hôpital St Mary nous a servi de référence car, de toutes les unités que nous avons visitées, c’est la structure la plus récente. Le St Mary’s Hospital est un important établissement de soins londonien du quartier de Paddington, au nord-ouest de Londres. Jusqu’au début du XXe siècle, cet hôpital possédait sa propre école de médecine, laquelle fusionna ensuite avec celle de l’Imperial College London. L’hôpital est aujourd’hui géré par l’Imperial College Healthcare (NHS Trust). Nous avons rencontré la sage-femme responsable du projet, Pauline Cooke, qui a répondu patiemment à nos questions et nous a fait visiter les lieux. L’impulsion pour la création du Birth Centre est venue de l’hôpital luimême pour les raisons suivantes: outre un manque de place se faisant de plus en plus fréquent en raison de 1 4 oir l’article de Françoise Maillefer dans V le numéro 9/2011 aux pages 36 et 37: CHUV – «Vers une nouvelle unité gérée par des sages-femmes». Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 l’augmentation de l’activité en obstétrique, l’augmentation du taux de césariennes a engendré une réflexion sur la mise en place d’un modèle de soins obstétricaux qui favorise la physiologie. L’évidence scientifique montrait que ces unités intra-hospitalières étaient sûres et que les femmes souhaitaient un environnement similaire à celui de la maison. Une enquête menée auprès des femmes a démontré que 85 % d’entre elles utiliseraient le Birth Centre. C’est le gouvernement qui a financé la création du Birth Centre. Un groupe de conduite du projet a été constitué et la mise en place du Birth Centre a pris trois ans. Le soutien des obstétriciens a été tout à fait déterminant pour mener à bien ce projet, soutien qui a perduré après l’ouverture du Birth Centre. Toutes les sages-femmes avec qui nous avons discuté ont insisté sur le rôle crucial de la collaboration avec les obstétriciens. Paradoxalement, la plus grande opposition au projet est venue de certaines sages-femmes elles-mêmes. Tous les soins sont suivis et contrôlés: issues maternelles et fœtales pour chaque accouchement et compte rendu dans un rapport publié annuellement. Les femmes remplissent un questionnaire avant leur sortie de l’hôpital; ceux-ci sont ensuite remis mensuellement et discutés lors de différentes réunions à l’hôpital. Un document explique la politique de fonctionnement du Birth Centre; il en décrit la philosophie, les objectifs, les fondements de la création, les prestations, l’organisation du personnel, le transfert, les critères d’admission, le recrutement, les soins pendant le travail et le postpartum, la communication, la surveillance des risques, la mise à jour des guidelines. Nous avons observé à St Mary des points qui sont communs à toutes les unités visitées et qui font la spécificité de ce type d’infrastructures. Avant tout, il faut relever l’appui incontestable que procure le National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) aux professionnels britanniques: le NICE a pour objectif de fournir des documents et un support qui permettent d’offrir des soins «evidence based». Le NICE bénéficie d’une influence Editorial et d’une crédibilité telles qu’il sert de référence absolue au niveau national, ce qui amène une grande cohérence dans les prises en charge avec un minimum de variations et d’inégalités dans les soins. Pour les patients, il donne accès à une information claire qui les incite à tenir un rôle actif par rapport leur santé. Les Birth Centres ont donc édicté des protocoles de prise en charge avec, par exemple, des critères stricts pour l’admission et le transfert dans les Birth Centres. Chaque hôpital publie ses propres recommandations mais l’étude des différents protocoles hospitaliers montrent qu’il existe une très faible variation des recommandations d’un établissement à l’autre. Fonctionnement et statistiques Le Birth Centre comprend cinq salles d’accouchements et le staff est de 13,6 postes de sages-femmes en équivalents temps plein sages-femmes, deux auxiliaires de santé, une secrétaire et une sage-femme responsable. Les femmes sont reçues à partir de 34 semaines, avec une préparation à l’accouchement qui intervient à 36 semaines. Les femmes sont vues en consultation à 38 et 40 semaines de grossesse. En 2010, 904 femmes en travail ont été accompagnées (dont 53 % multipares) et 762 naissances ont eu lieu, ce qui représente 19 % de toutes les naissances à St Mary (4000 accouchements). La moyenne mensuelle du nombre de naissances est de 63,5 – chiffre quasiment atteint après deux ans d’activité (62). En ce qui concerne la croissance de l’activité, la première année a compté 49 naissances par mois en moyenne, ce qui représente 75 % de l’activité plein régime. Le taux de transfert intra-partum était de 18 % . En cas de transfert, la sage-femme reste avec la femme si cela est possible (90 % des cas). Motifs de transfert (par ordre d’importance) Taux de transfert intra-partum chez les primipares: 36 % de toutes les primipares, soit 92 % de la totalité des transferts. Indications chiffres en % Prolongation de la 1e phase du travail 33 Prolongation de la 2e phase du travail 21 Demande d’analgésie 16 LAM 11 Anormalité du BCF 6 HTA 3 Hémorragie ante-partum 3 Siège 2 Autres 5 Claire de Labrusse Professeure HES-SO, HESAV Lausanne Chère sage-femme, chère lectrice, cher lecteur, En octobre 2011, le numéro de sage-femme.ch sur les «Soins gérés par les sages-femmes» détaillait plus particulièrement les objectifs quantitatifs et qualitatifs des unités ouvertes au sein de l’hôpital et gérées uniquement par des sagesfemmes. Prenons un moment pour regarder ce qui a changé depuis lors dans notre contexte professionnel. Nous parlions alors d’exemples tels que celui de la Clinique des femmes de l’Hôpital Universitaire de l’Ile de Berne. Aujourd’hui, nous pouvons constater que cet élan s’est renforcé en Suisse allemande avec le Triemli Spital à Zurich et s’est propagé vers d’autres directions, tout particulièrement en Suisse romande. Prenant appui et force sur l’expérience suisse et internationale, d’autres unités ont ainsi vu le jour ou sont en voie de création. Alors, qu’en est-il précisément aujourd’hui pour les sages-femmes et pour les patientes? Vous découvrirez, dans ce numéro, les témoignages de différentes sages-femmes. Certaines participent aux soins prodigués dans ces unités, d’autres ont travaillé à intégrer ces unités ou encore accompagnent la mise en place de ces unités dans leur institution. Leurs efforts, associés à celui des partenaires institutionnels ainsi que la demande des femmes à obtenir des soins encore plus respectueux de leurs préférences, ont pu permettre la naissance de telles structures. Avec ces articles et ces quelques pistes de réflexion, nous pouvons préparer le prochain Congrès à Thoune qui cherchera à «Repenser la prise en charge obstétricale: utiliser les ressources des sages-femmes». En vous souhaitant une bonne lecture! Cordialement, Claire de Labrusse 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 5 Dossier Taux de transferts intra-partum chez les multipares: 3 % de toutes les multipares, soit 8 % de la totalité des transferts Indications chiffres en % e Prolongation de la 1 phase du travail 37 Anormalité du BCF 36 Prolongation de la 2e phase du travail 9 Demande d’analgésie 9 Fièvre 9 Déroulement standard Soulagement de la douleur L’utilisation de l’eau est prépondérante avec 44 % d’accouchements dans la baignoire et 88 % d’utilisation du bain pendant le travail. L’Entonox® (mélange de protoxyde d’azote et d’oxygène) est largement utilisé avec plusieurs prises d’accès dans chaque chambre. Des analgésiques sont prescrits pour le pré-travail (codéine-paracétamol per os, péthidine im) et le TENS est recommandé à domicile. En cas de demande de péridurale, la femme est trans­ férée. Surveillance fœtale Absence de CTG et surveillance par Doptone. Admission Dès 4 cm de dilatation, un contact téléphonique est pris pour le pré-travail. Tout est documenté de manière stricte et détaillée (fiche à remplir pour les appels téléphoniques et notes dans le dossier si admission et retour à domicile). Autres statistiques Avril 2010 à mars 2011 (762 naissances) Trauma périnéal chiffres en % Intact43 Epi2 Induction Un décollement des membranes est proposé à toutes les femmes à terme. Déch I13 Déch II40 Déch III1 Déch lèvres1 Transferts post-partum 3 Hémorragie28 Suture déch III27 Suture18 Rétention placentaire9 Autres18 Issues néonatales Apgar < 6 à 1 min0,5 Apgar < 6 à 5 min0,2 Transferts en unité néonatale, 14 cas1,8 Tachypnée, grunting (9) Jaunisse (2) Siège (1) Hypotonicité (1) Imperforation anale (1) Transfert de nouveau-nés au post-partum, 13 cas1,7 RCIU (7) Malformations congénitales (2) Autre (4) Taux allaitement dans les 24 heures 6 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 97 Accouchement Il a lieu en général sur un matelas, par terre ou dans la baignoire, très rarement sur le lit d’accouchement. Information Il existe de très nombreux documents, des flyers, sur de nombreux sujets en lien avec grossesse, l’accouchement ou le post-partum. Des séances d’information sur le fonctionnement de l’unité ont lieu régulièrement. Post-partum Le nouveau-né est pesé à la naissance puis à domicile après cinq jours. Il n’y a pas de contrôle des paramètres vitaux systématique au quotidien. De même, on ne baigne pas le bébé chaque jour, à moins que cela ne soit demandé par les parents. Il n’y a pas d’exigence de choix de contraception à la sortie de l’hôpital. Le séjour est habituellement très court (moins de 24 heures) et le relais est pris par les «community midwives». Pour conclure, nous avons retenu de ces visites et des discussions avec les sages-femmes rencontrées à Londres la démonstration d’un très grand professionnalisme; les difficultés et les doutes n’ont pas été escamotés et le fait d’être restées plusieurs jours sur place nous a permis de comprendre une partie des problématiques que nous allions devoir anticiper au CHUV. Nous avons aussi perçu la préoccupation des sages-femmes rencontrées d’offrir des soins de haut niveau avec une surveillance et une remise en question permanente des prestations, condition sine qua non pour que ces modèles durent et perdurent! Témoignage – Ce qu’en pensent trois étudiantes de Lausanne En été 2012, trois étudiantes de la Haute Ecole de santé Vaud (HESAV) sont allées effectuer leur stage de mobilité à Londres au Barkantine Birth Centre. Elles partagent ici les points clé de leur expérience. Fanny Curchod-Duvoisin, Catea Reis, Rachel Wolfrath, étudiantes sages-femmes de 2e année Bachelor à HESAV, Lausanne Durant cette expérience, qu’est-ce qui vous a le plus étonnées? Ce qui nous a particulièrement touchées, c’est la douceur des sages-femmes ainsi que leur disponibilité pour les femmes et les couples. En effet, nous n’avons pas obser­vé de hiérarchie entre les professionnels et les femmes, et l’environnement nous paraissait chaleureux. Par ailleurs, une forte cohésion d’équipe est présente et la même philosophie de soins est partagée, ce qui favorise la continuité des soins. Les sages-femmes offrent des soins centrés sur la femme, le couple et la famille et dégagent une confiance en leurs capacités et en la physiologie. Elles restent cependant vigilantes et professionnelles toujours dans un environnement très calme, quelle que soit la situation. Lors de transfert en milieu hospitalier, les sagesfemmes du Birth Centre qui accompagnent la femme sont reconnues en tant que pairs et ont leur place dans la prise en charge. Nous pensons que cet environnement favorise une humanisation des soins et de la naissance. Nous relevons tout de même que l’attention n’est pas mise sur la continuité du soignant mais sur la continuité de soins, ce qui constitue pour nous une certaine limite. Centre est en première ligne lors de grossesse à bas risque. En Suisse, il serait nécessaire de travailler sur la promotion des prestations sages-femmes et de l’accouchement extrahospitalier en collaboration avec tout le réseau de périnatalité. Qu’est-ce que cette expérience va vous apporter pour votre futur travail? Une vision différente de la pratique sage-femme ainsi qu’une ouverture et une confiance en la physiologie de la maternité. Cette expérience nous a permis de renforcer notre vision du rôle autonome de la sage-femme et nous a confortées dans notre désir de travailler en structure extrahospitalière. Nous sommes convaincues que ce type de structure est bénéfique pour les femmes et les sagesfemmes. Nous aimerions agir à notre niveau pour que ce type de structure se développe en Suisse . Propos recueillis par Josianne Bodart Senn Est-ce que le modèle de soins que vous avez découvert vous semble transférable en Suisse? Oui, mais à certaines conditions. Nous pensons que les Birth Centres ont leur place à condition qu’ils fassent partie intégrante du système de soins. De plus, les sagesfemmes sont formées dans ce type de structure, ce qui facilite l’intégration de ce modèle dans le système de santé et dans la pratique des sages-femmes. Par ailleurs, «En Angleterre, la sage-femme est vue comme le premier prestataire de soins» en Angleterre, la sage-femme est vue comme le premier prestataire de soins, en collaboration avec le médecin généraliste ce qui, selon nous, participe à la mise en place d’un tel modèle. Nous avons également remarqué que la population rencontrée semble très ouverte à ce type de lieu de naissance. D’autre part, les sages-femmes du Birth Centre disposent d’une sorte d’algorithme décisionnel pour proposer le lieu d’accouchement et le Birth 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 7 Focus A Payerne, un réaménagement spatial élargit l’offre de soins Le 12 novembre 2012 a été inauguré le nouvel de l’Espace physiologique de naissance (EPN) à l’Hôpital de Payerne. Ce lieu dédié à la prise en charge physiologique de la naissance est le fruit d’une volonté collective née de la détermination de Sébastien Riquet, sage-femme cadre responsable de la maternité qui a défendu ce projet dès sa création, ainsi que de ses partenaires institutionnels de la direction générale et médicale du HIB, Monsieur Stéphane Duina et le Docteur Bertrand Sapin. Josianne Bodart Senn Il aura donc fallu plusieurs mois de démarches et de négociations depuis son annonce dans les journaux locaux à l’automne 2011 [1 ], pour que naisse enfin cet EPN parfaitement intégré dans le Département «FemmeMère-Enfant» qui regroupe les services de gynécologie, obstétrique et pédiatrie du HIB. Pour Sébastien Riquet, l’idée de créer un EPN repose sur la conviction que, «dans le domaine de l’obstétrique, il est possible de répondre à la demande d’amélioration de la qualité, de l’efficience et de la diminution des coûts des soins en milieu hospitalier, en levant la peur du risque ayant entraîné une croissance de la médicalisation en dépit des recommandations [2 ]. Cette conviction passe par la reconnaissance des compétences des sages-femmes ayant la double compétence de gérer la physiologie et de dépister la pathologie. Leur spécificité professionnelle doit être préservée et valorisée car elle permet une meilleure utilisation du travail interdisciplinaire.» Répondre à de nouvelles demandes des femmes En Suisse, 97 % des femmes accouchent à l’hôpital avec des interventions médicales importantes. Actuellement, pour les 3 % restants, le choix de la maison de naissance ou de l’accouchement à domicile reste la seule alternative [3 ]. En réponse à ce phénomène, certaines maternités de niveau universitaire commencent à développer des projets face aux nouvelles demandes de la population. Bien que très médicalisées en raison de leur mission initiale centrée sur les prises en charge des pathologies obstétricales et des situations complexes en périnatalité, ces centres universitaires élargissent toutefois leur offre en concevant des unités physiologiques ou d’accompagnement global à la naissance au sein de leur secteur naissance [4, 5 ]. 8 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Le HIB est un hôpital de proximité offrant des soins de haute qualité et des soins sécuritaires répondant aux besoins de premier recours de sa clientèle. Sébastien Riquet ajoute: «Il nous a semblé que ce soit prioritairement dans ce modèle d’institution que devrait être offert aux femmes enceintes cette offre de soins centré majoritairement sur des grossesses et des accouchements se déroulant selon un processus physiologique. Offrir une humanisation de la naissance à toutes les femmes ayant une grossesse à bas risques et qui en font la demande dans un cadre sécuritaire, a été le point d’ancrage de notre projet.» Sébastien Riquet reconnaît que la vision professionnelle sage-femme et la défense des demandes des couples n’ont pas suffi – à eux seuls – à porter un tel changement. La variable incontournable vient du respect et de l’ouverture du Docteur Bertrand Sapin, favorable à une obstétrique judicieuse et impulsant franchement sa volonté en faveur du changement. En outre, Stéphane Duina a soutenu le projet en l’incluant dans le cadre plus global d’une démarche d’amélioration de la qualité et du développement de centres de proximité de référence sur le HIB pour la région de la Broye [6 ]. C’est à eux trois que ces hommes ont réellement eu le pouvoir de favoriser un tel projet, ou du moins d’empêcher les actions contraires au travail considérable de Sébastien Riquet, sage-femme cadre, qui les en remercie. Quand l’Espace fait bouger les esprits Ce nouvel EPN est tout simple. Pratiquement, il n’est constitué que d’une baignoire, d’un lit (non médicalisé) pour accoucher et de rideaux aux fenêtres. Comme le souligne Sébastien Riquet, son effet est démultiplié: «Cela peut prêter à sourire. Mais, c’est parfois quand le changement matériel est bien là que les mentalités se mettent à changer elles aussi, en devant s’adapter au nouvel aménagement spatial. Ceci oblige également les soignants à réfléchir à leurs pratiques, en les remettant parfois en cause sur l’utilisation du matériel médical à disposition dans les salles d’accouchement d’à côté en cas de besoins diagnostiqués. Ainsi, les liens hiérarchiques et fonctionnels dans le secteur naissance sont modifiés, mais restent forts. Et de nouveaux liens vont également se tisser avec l’extérieur par une prochaine ouverture et un accès possible aux sages-femmes indépendantes). Cette nouvelle collaboration entre les sages-femmes indépendantes et le HIB – réglée par un contrat de sagefemme agrée [7 ] – permettra à l’Hôpital de Payerne d’offrir aux femmes choisissant d’accoucher de manière physiologique la possibilité d’un accompagnement à la fois global et sécuritaire. C’est aussi un des défis pour l’avenir du HIB qui j’ai pu impulser, à savoir une ouverture de l’hôpital sur les réseaux périnataux externes renforçant les collaborations pour pérenniser l’offre de soins dans la région de la Broye.» Références 1 C. Rouleau. Maison de naissance à l’hôpital de Payerne. La Liberté, 5.10. 2011 2 OMS. Les soins liés à un accouchement normal. 1997, OMS Genève, 68 p. 3 S. Logean. Médecine: la renaissance de l’accouchement. L’Hebdo, 24. 0 4. 2012 4 J. Bonnet et C. Citherlet. L’accompagnement global de la naissance, HUG. Sage-femme.ch, 2011(9): 34-36 5 F. Maillefer. Vers une nouvelle unité gérée par des sages-femmes, CHUV. Sage-femme.ch, 2011(9): 36-37 6 M. Tornare. Soins de proximité, force du HIB. La Liberté, 19. 07. 2012 7 FSSF. Recommandations pour les sages-femmes agrées. 2006, FSSF Berne, 9 p. Un suivi global: Pour qui? Comment? Avec quels effets? L’accompagnement global et personnalisé est un projet-pilote qui a débuté à la Maternité de Genève en février 2011. C’est la satisfaction des femmes qui est au cœur de cette prestation et son évaluation est en cours. Elle dira sous quelles formes l’expérience pourra être poursuivie. Où en est-on à présent? Entretien avec Jocelyne Bonnet et Lucia Floris, Genève Sage-femme.ch a déjà présenté votre projet un peu après son démarrage 1. Pourriez-vous nous préciser comment fonctionne ce service d’accompagnement global? Ce n’est justement pas un service mais une équipe. Ce n’est pas un lieu mais une manière de s’organiser 24/24h. Une équipe de huit sages-femmes a été constituée: elles n’ont pas de locaux à elles, elles se déplacent et font leur travail de manière transversale. Concrètement, chacune suit ses patientes en priorité, mais elle est aussi disponible pour les autres femmes suivies en accompagnement global. Un jour fixe par semaine, chacune fait ses consultations: en principe, une fois tous des 15 jours. Elle participe aux rencontres mensuelles avec les futurs parents recrutés et elle anime des cours de préparation à la naissance. Elle s’occupe de tout – de A à Z – pour un certain nombre de patientes jusqu’à l’organisation du retour à domicile, mais pas selon le modèle «Une femme, une sage-femme». Les premières lettres de remerciement nous indiquent que ce qui est apprécié par les femmes suivies, c’est une attention plus grande par un groupe de sages-femmes qui communiquent bien, c’est une véritable continuité dans les soins. Ainsi, une femme a écrit: «Pour l’accouchement, j’ai eu une autre sagefemme que pendant les contrôles de grossesse, mais ça ne m’a pas dérangée, car, si chacune avait sa personnalité, elles avaient la même philosophie.» L’accompagnement global est donc réalisé depuis le début par huit sages-femmes – soit 6,7 postes équivalents temps plein – sur un total de 152 sages-femmes pour toute la maternité. Il n’y a pas de profil type pour ce genre de travail mais nous constatons que ce sont des sagesfemmes qui ont un attrait pour la nouveauté. Leur faible absentéisme s’explique peut-être par leur grande motivation. 1 oir Sage-femme.ch, 9/2011, pages 34 à 36. Par ailleurs, V deux sages-femmes de cette équipe – Béatrice Van de Schueren et Sophie Pernet – exposeront à Thoune au Congrès 2013 de la FSSF les difficultés et les réussites de ce projet et Catherine Citherlet, qui a été l’initiatrice du projet en accord avec le Prof. Olivier Irion, participera à une des tables rondes. 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 9 Focus Jocelyne Bonnet Sage-femme spécialiste clinique, HUG Lucia Floris Sage-femme chargée de recherche et qualité des soins, HUG A ce projet est associée une évaluation. Que pouvez-vous nous en dire aujourd’hui? Il s’agit d’un projet-pilote. Notre postulat de départ était que plus le nombre d’intervenants était grand, plus la femme était anxieuse. Nous avons dès lors opté pour une mesure de la satisfaction des femmes recrutées dans ce projet. Ce que nous voulions, c’est mesurer la satisfaction du fonctionnement de l’équipe. Nous avons donc demandé aux femmes suivies de donner leur avis, par exemple, par rapport à des événements vécus durant la grossesse, l’accouchement et le post-partum: «Lors de mes contrôles, on m’a toujours demandé si j’avais des questions», «J’ai toujours été informée de ce qui se passait par les médecins et les sages-femmes», etc. Il s’agit donc de se positionner par rapport aux soins reçus et de déterminer la qualité de ceux-ci. Un questionnaire autoadministré de 16 pages est envoyé à 2 mois post-partum. A ce propos, les femmes donnent leur consentement dès le début du suivi. Faire partie de l’accompagnement global leur procure sans doute le sentiment d’être «un peu favorisée». Après l’accouchement, il est vrai qu’elles ont d’autres préoccupations. Aussi, nous avons prévu de faire plusieurs rappels ou téléphones. A ce jour, nous avons reçu 63 questionnaires complétés. Concrètement, nous avons repris un questionnaire déjà utilisé dans plusieurs études australiennes. Nous l’avons traduit et testé. La saisie des données se fera par une institution spécialisée. La réception des questionnaires devrait se terminer fin juin 2013. Qui sont les femmes incluses dans votre projet-pilote? Nous avons annoncé cette prestation en la diffusant dans la presse et nous avons mis des informations sur notre site Internet. Des femmes ont été informées par le biais d’une connaissance ou par leur médecin. Deux courriers ont été envoyés aux 105 gynécologues de Genève. Les femmes sont donc venues progressivement de leur propre volonté. La participation à l’évaluation n’était pas obligatoire mais fortement souhaitée et, pour cela, une bonne maîtrise du français était requise. Ce qui fait que notre échantillon est d’un niveau plutôt élevé. En outre, pour être incluses, les femmes ne doivent pas présenter de facteurs de risque comme par exemple le diabète, un âge inférieur à 18 ans ou certains antécédents. Au début du projet-pilote, les femmes entraient assez tard en cours de grossesse. Avec le temps, elles sont recrutées de plus en plus tôt, même avant les 12 premières semaines. Enfin, si le risque survient durant l’accouchement, la femme suivie reste dans l’accompagnement global. Le séjour hospitalier est-il significativement plus court pour les femmes que vous suivez en accompagnement global? Pour l’instant, l’exploitation des données n’est pas assez avancée, car au départ nous avons eu de la difficulté à trouver des fonds pour financer le recueil des données. Nous ne disposons donc pas de ces statistiques dans l’immédiat. Nous ne sommes pas non plus en mesure de livrer des données sur la nationalité ou sur le niveau de formation des femmes suivies. Mais nous n’avions pas pour but principal de prendre les patientes souhaitant accoucher en ambulatoire. Il y a donc toutes sortes de souhaits maternels quant à la durée du séjour dans notre échantillon. A ce propos, on sait que les femmes qui ont le plus besoin de la globalité sont les cas psycho-sociaux, les migrantes, etc. Avez-vous pensé étendre ce projet à toutes les patientes qui se présentent à la Maternité de Genève? Des «sages-femmes référentes» sont déjà affectées à certaines consultations spécialisées du secteur ambulatoire prénatal, mais elles n’accompagnent pas la suite du parcours. Un tel modèle est assez difficile à imaginer au niveau institutionnel. Il faudra y réfléchir, en discuter, avec les sages-femmes et avec le corps médical. Quels sont vos critères d’évaluation? Nous avons longuement discuté du modèle d’évaluation. Un essai clinique randomisé aurait nécessité un groupe de contrôle, ce qui nous a paru techniquement difficile à réaliser compte tenu de notre système de soins genevois. Nous avons donc abandonné cette piste. Pour compléter l’avis des patientes, nous voulions aussi faire une «radiographie» au niveau institutionnel: Avec un tel accompagnement, est-ce qu’on prend un risque? Quel risque? Est-ce vivable pour les sages-femmes? Estce gérable au niveau financier? 10 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Propos recueillis par Josianne Bodart Senn En librairie Dr Jack Newmann | Teresa Pitman La prise de sein et autres clefs de l’allaitement réussi Editeur Editions du Hêtre 2010, 208 p. ISBN 2-2-36105-003-0 20 € Ce livre part de deux questions simples: Pourquoi la plupart des mères finissent-elles par sevrer leur bébé alors qu’il ne tète que depuis quelques semaines? Comment aider les mères à faire de l’allaitement une expérience réussie? Une bonne prise du sein est cruciale pour le succès de l’allaitement. C’est la clé d’un allaitement réussi. Malheureusement, de nombreuses mères reçoivent des conseils inappropriés. Ce livre, écrit par un médecin et une animatrice de la Leche League, mère de quatre enfants, est un petit bijou. Très facilement lu, les auteurs ont su trouver les bons mots pour rassurer, expliquer simplement les bases de l’allaitement et la technique. Les propos sont appuyés par de petites images qui amènent le lecteur à comprendre comment aider le bébé et la maman à obtenir une bonne prise de sein. Durant toute la lecture, on sent que les auteurs se sont inspirés de beaucoup de situations vécues sur le terrain. Elles sont très bien résumées et analysées afin de permettre au lecteur de comprendre la méthode choisie par les auteurs. Les sages-femmes n’ont pas toutes le même niveau en matière d’allaitement maternel. La formation de base est souvent incomplète. Je conseille ce livre aux sages-femmes qui travaillent avec les femmes allaitantes et qui se sentent parfois démunies face à certaines situations d’allaitement. La méthode proposée par les auteurs est très réaliste et je suis persuadée que toutes les sages-femmes pourront en tirer quelques points très utiles à leur pratique auprès des mères et des bébés. Les auteurs proposent également ce livre aux mères. Personnellement, je le trouve plus adapté aux personnes qui souhaitent venir en aide aux femmes allaitantes. Karine Allaman, sage-femme Vitamine D3 indispensable au bon développement des os et des dents Pour assurer un développement optimal des os (prophylaxie du rachitisme), la Société Suisse de Pédiatrie recommande un apport quotidien de 300 – 500 UI de vitamine D3 pour les nourrissons, qu’ils soient allaités ou non, ainsi que pour les enfants en bas âge durant la première année de vie au minimum.1) Vitamine D3 Wild Huile: 1 goutte = 667 UI Vitamine D3 Vitamine D3 Wild Huile: contient de la vitamine D3 en solution huileuse Vitamine D3 Wild Huile: contient un solvant à base de triglycérides neutres sans risque d‘allergie Comp: 1 goutte contient 667 UI (16.7µg) de cholécalciférol dans une base huileuse (triglycérides à chaîne moyenne provenant d’huile de noix de coco et de palme, non allergène). Ind: Prophylaxie et thérapie du rachitisme, de l’ostéomalacie, de carence en vitamine D. Dos: Prophylaxie du rachitisme: 1 goutte/jour, thérapie du rachitisme: 2-8 gouttes, ostéomalacie: 2-8 gouttes/jour. CI: Hypercalcémie, hypercalciurie, calculs rénaux contenant du calcium, sarcoïdose, pseudohypoparathyroïdie. IA: Phénytoïne et barbituriques, diurétiques thiazidiques, glycosides cardiaques. EI: A la suite de surdosage. CV: D. Pour de plus amples informations veuillez consulter le Compendium Suisse des Médicaments. 1) Recommandations pour l‘alimentation du nourrisson 2008, Paediatrica, 19, 19-21, 2008. Dr. Wild & Co. AG, 4132 Muttenz www.wild-pharma.com Fédération • Verband Lors de sa séance du 7 décembre 2012, le CC a … …confirmé –que les prises de position sur la loi relative à la recherche sur l’être humain, sur la règlementation du registre professionnel dans la loi sur les professions de la santé et sur les auditions eHealth 2012 ont été approuvées par voie de circulation, –que Barblina Ley, présidente de l’IGGH-CH®, ainsi que Corinne Meyer et Evelyne Moreillon, de la section VD-NEJU, ont été nommées membres du groupe de travail «Négociations tarifaires» de la FSSF par voie de circulation, –qu’il a été décidé, par voie de circulation, de ne pas soutenir le référendum contre la loi sur les épidémies. …décidé –de prendre en charge le coût de CHF 1500.– résultant de la mise en place d’interfaces dans la statistique des sagesfemmes indépendantes, cette contribution financière devant toutefois être la dernière, –de rencontrer en avril les membres de la Conférence professionnelle des sages-femmes pour un échange de vues –et de contacter une nouvelle fois les candidates potentielles à la présidence de la FSSF. …évalué les objectifs annuels 2012 et approuvé les objectifs annuels 2013. …pris connaissance de l’évaluation de la Conférence des sages-femmes cheffes de service (CSC) 2012 et décidé d’organiser la CSC désormais chaque année. La prochaine CSC aura lieu le 10 septembre 2013 à Berne. Les sages- femmes cheffes des maisons de naissance, ainsi que le personnel soignant exerçant des fonctions de cadre dans les services d’obstétrique, seront aussi invités à y participer. …pris connaissance de l’évaluation de la cellule de crise et approuvé la convention de collaboration avec l’organisation Krisenintervention Schweiz pour 2013. …attribué le mandat pour le modèle de calcul des indem­ nités de garde des sages-femmes indépendantes à l’Union syndicale suisse (USS). …confié le mandat pour le projet «Indicateurs de qualité pour sages-femmes indépendantes» à la ZHAW. …examiné cinq demandes de financement par le fonds de soutien à des projets et une demande par le fonds pour cas juridiques. …approuvé le budget 2013 à l’intention de l’Assemblée des déléguées. …approuvé les recommandations sur le suivi des grossesses physiologiques, la prise de position sur le certificat de maturité pour sages-femmes, ainsi que les réflexions sur les cours de perfectionnement de la FSSF. …confirmé à l’attention de la ZHAW que les visites régulières auprès des accouchées doivent être saisies dans la statistique conformément à la convention tarifaire, soit dans les dix premiers jours du post-partum. …discuté de la signification, pour les sages-femmes, de l’art. 33 de la loi sur les médicaments et décidé d’informer les sections sur l’obligation légale des sages-femmes de répercuter sur les assuré-e-s les rabais obtenus sur les médicaments pris en charge par l’assurance-maladie obligatoire. …nommé Roswitha Folie membre du groupe d’expertes Best Practice de la FSSF. …nommé Silvia Ammann-Fiechter à la Conférence guidelines de la FSSF. …examiné l’éventualité d’une prise de position sur le nouveau test de dépistage prénatal «PraenaTest». Liliane Maury Pasquier, Présidente de la FSSF Schweizerischer Hebammenverband SHV | Fédération suisse des sages-femmes FSSF | Federazione svizzera delle levatrici FSL | Federaziun svizra da las spendreras FSS Présidente | Präsidentin Liliane Maury Pasquier, SHV Rosenweg 25 C, Postfach, 3000 Bern 23 Sections | Sektionen Beide Basel (BL/BS) Doris Strub [email protected] Gartenweg 156, 4497 Rünenberg T 061 983 08 44 Oberwallis Ruth Karlen [email protected] Mühlackerstr. 26a, 3930 Visp T 027 945 15 56 Aargau-Solothurn Anne Steiner [email protected] Waltersburgstr. 16, 5000 Aarau T 062 822 81 21, M 079 455 69 29 Regina Burkhardt [email protected] Ostenbergstr. 3, 4410 Liestal T 061 322 33 64 Ostschweiz (SG/TG/AR/AI/GR) Madeleine Grüninger [email protected] Weidenhofstr. 3, 9323 Steinach T 071 440 18 88, M 079 238 40 78 Daniela Freiermuth-Hari [email protected] Solothurnerstr. 53, 4702 Oensingen T 078 625 54 43 Bas-Valais Daniela Sintado [email protected] Rue de Lausanne 24, 1950 Sion T 079 471 41 60 Isabelle Mabeau [email protected] Chemin des Mûres 27, 1926 Fully T 027 746 36 53 12 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Bern Marianne Haueter [email protected] Gotthelfstr. 14, 3013 Bern T 031 333 58 73 Fribourg Valentine Jaquier-Roduner [email protected] [email protected] Rte en Champ Didon 134, 1740 Neyruz T 026 477 05 76 Genève Béatrice Van der Schueren [email protected] ou [email protected] 13, chemin du Signal, 1233 Bernex T 022 757 29 10, M 079 328 86 77 Schwyz Christine Fässler-Kamm [email protected] Chappelihof 26, 8863 Buttikon T 055 445 21 54, M 079 733 18 48 Marie-Gabrielle von Weber [email protected] Urenmatt, 6432 Rickenbach T 041 811 13 26, M 079 516 08 59 Ticino Francesca Coppa-Dotti [email protected] Via Raslina 5, 6763 Mairengo T 091 866 11 71 Simona Pagani Scarabel [email protected] I runch da vigana 21, 6528 Camorino T 076 616 74 06 Vaud-Neuchâtel-Jura (VD/NE/JU) Fabienne Rime [email protected] Route du Martoret 5, 1870 Monthey T 079 654 64 71 Zentralschweiz (LU/NW/OW/UR/ZG) Karien Näpflin-Defloor [email protected] Dorfhalde 40, 6033 Buchrain T 041 442 08 00, M 079 743 88 14 Carmen Zimmermann-Steiger [email protected] Gärtnerweg 20, 6010 Kriens T 041 320 63 06, M 079 565 05 82 Zürich und Umgebung (ZH/GL/SH) Stephanie Hochuli [email protected] Köschenrütistrasse 95, 8052 Zürich T 079 711 80 32 Le dossier obstétrical en version électronique Pour pouvoir répondre aux besoins actuels de nos membres, le dossier obstétrical est désormais disponible en version électronique. Il sera ainsi possible, à l’avenir, de saisir les données relatives à la mère et à l’enfant directement sur un ordinateur ou une tablette. Vous pouvez télécharger les fichiers PDF correspondants sur notre site internet. Vous y trouverez également un texte d’accompagnement qui répondra à vos questions sur l’utilisation. Le Secrétariat www.hebamme.ch/fr/heb/shv/tools.cfm Maturité professionnelle, spécialisée ou gymnasiale pour les sages-femmes Prise de position de la FSSF La formation de sage-femme est proposée dans une haute école spécialisée depuis 2002 en Suisse romande et depuis 2008 en Suisse alémanique1. La condition requise pour la formation de sage-femme est d’être détentrice d’une maturité professionnelle, d’une maturité spécialisée d’une école de culture générale ou d’une maturité gymnasiale. On mentionne souvent le fait que les sages-femmes ont besoin d’une maturité comme exemple de la sur-académisation de notre monde professionnel. C’est pourquoi, la FSSF tient à préciser ce qui suit. Les hautes exigences de formation envers les futures sagesfemmes sont justifiées car celles-ci ont besoin d’un large savoir médical pour faire face à des tâches exigeantes. La sage-femme assure, sous sa propre compétence et sans instructions de la part d’un médecin, le suivi de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum, qui se déroulent normalement. – Elle effectue les contrôles de grossesse. – Elle conduit l’accouchement à domicile, dans une maison de naissance ou dans un hôpital. – Elle suit la mère et l’enfant après la naissance, surveille leur état de santé et offre des consultations. Vu les séjours de plus en plus courts à l’hôpital après l’accouchement, ce suivi est devenu toujours plus exigeant et complexe au cours des dernières années. – Elle effectue, au besoin, des analyses et en évalue les résultats. En cas d’apparition de complication ou de situation anormale, elle doit les reconnaître à temps et doit suivre la femme ou l’enfant en accord et en colla­ boration avec un médecin. La sage-femme doit donc avoir des compétences de bases solides pour pouvoir gérer les situations complexes et assumer la responsabilité pour la mère et l’enfant dans le cadre de son activité indépendante. Le fait qu’elle dispose de connaissances, 1 2 d’habiletés pratiques et relationnelles contribue certes grandement à la qualité de son travail, mais ne diminue en rien les exigences cognitives élevées de la profession2. La santé publique et la société se trouvent à l’orée de grands changements et, à l’avenir, elles seront confrontées à des décisions et des processus toujours plus exigeants. Il est donc d’autant plus important que les sages-femmes disposent d’une formation leur permettant, à l’avenir, de fournir des prestations de haute qualité à la mère et à l’enfant. Dans le système de formation suisse, cette compétence cognitive est justement atteinte par la maturité. Pour des études dans une haute école spécialisée, comme c’est le cas pour la formation de sage-femme, un diplôme de maturité est requis. Il convient de noter, à cet égard, qu’on admet tant la maturité spécialisée d’une école de culture générale que la maturité professionnelle, obtenue en parallèle à un apprentissage, ou que la maturité gymnasiale. Diverses études montrent la valeur d’un suivi de haute qualité par la sage-femme. La personne qui choisit cette profession doit répondre à certaines exigences, notamment à celle de la maturité. Berne, 7 décembre 2012, Comité central Vous trouverez davantage d’informations à ce sujet sur les sites web des prestataires de cette formation: Berner Fachhochschule (BFH) www.gesundheit.bfh.ch/de/bachelor/ hebamme.html Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV) http://formation.hesav.ch/ formation/bachelor/filieres/sage-femme Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften (ZHAW) www.gesundheit.zhaw.ch/gesundheit/ihb.html Haute école de santé Genève (heds) www.heds-ge.ch/portail/welcome.nsf/ pages/sagefemmeF Documenter, informer, archiver Auteur: D r Kathrin Kummer, juriste de la FSSF, Berne 1. Documenter 1.1 Obligation de consigner les données La sage-femme et sa cliente sont liées par un contrat de prise en charge avant, pendant et après l’accouchement. Ceci vaut aussi bien pour la sage-femme indépendante que pour la sage-femme hospitalière, qui sont ainsi obligées de conserver une trace écrite de leur activité. Pour les sages-femmes indépendantes, cette obligation découle du mandat contractuel qui les lie à leurs clientes et est régie par l’art. 400 du Code des obligations (CO). Les lois cantonales stipulent elles aussi une telle obligation pour tou-te-s les professionnel-le-s de la santé, dont les sages-femmes font partie. Dans le canton de Berne, par exemple, c’est l’art. 26 de la loi sur la santé publique (LSP) qui prévoit une telle obligation. 1.2 Contenu et étendue du dossier Les dispositions relatives au mandat ont pour règle «d’informer de façon complète et conforme à la vérité». Ainsi l’art. 26 LSP du canton de Berne stipule: «Les professionnels de la santé sont tenus de noter régulièrement les données essentielles relatives au traitement de leurs patients et patientes www.hebamme.ch/fr/heb/beruf/ausbildung.cfm Core Documents International Confederation of Midwives www.internationalmidwives.org/what-we-do > global standards competencies and tools 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 13 Fédération • Verband et d’en consigner le déroulement de manière adéquate. Ils doivent consigner leurs observations, le diagnostic, les formes thérapeutiques prescrites, ainsi que le détail des informations fournies aux patients et patientes.» Toute information doit donc être notée par la sage-femme dès le début de la prise en charge, de préférence au moyen d’un formulaire 1 contenant déjà une liste des principaux points à observer. Ce document est mis à jour aussitôt après chaque intervention et chaque étape du traitement. La sagefemme y inscrit les examens auxquels elle a procédé, les données sur l’état de santé de la cliente et de l’enfant, les entretiens avec les médecins et les autres professionnel-le-s. De manière générale, les indications notées dans le dossier sont la date, le genre et le motif des actes accomplis. Doivent aussi y figurer les interventions que la sage-femme n’a pas effectuées, soit parce qu’elles n’étaient pas prescrites soit parce que la cliente ne les souhaitait expressément pas. Pour ces interventions dites omises, il est particulièrement important que la sage-femme informe dûment sa cliente du fait qu’il s’agit d’un examen ou d’un acte possible auquel on a renon­cé, et que celle-ci donne son accord après une explication complète de la situation. La sage-femme consignera donc dans le dossier aussi bien les informations fournies à sa cliente que l’accord de celle-ci. mesure de prouver qu’elle a bien informé sa cliente, la responsabilité du dommage lui sera imputée. Il est donc important qu’elle note toujours soigneusement les informations fournies à la cliente. 1.3 Fonction En consignant ainsi régulièrement toutes les données, la sage-femme dispose en tout temps d’indications fiables sur les soins dispensés à sa cliente et elle sait exactement à quelle phase en est le suivi. Ces notes complètes permettent surtout de transmettre un cas à une collègue sans que des éléments importants aient été oubliés, ce qui, dans le quotidien d’un hôpital, est d’une grande importance. Des erreurs qui pourraient être reprochées à la sage-femme par la suite seront ainsi évitées lors de la relève des équipes. La documentation du travail de la sage-femme constitue aussi une base importante en cas de questions de la part de la cliente ou d’autorités pénales. Lors d’un procès, par exemple, les indications fournies par la sage-femme revêtent une importance capitale. 2. Informer 1.4 La consignation des données lors d’une procédure civile ou pénale 2 1.4.1 Procédure civile Lors d’une procédure civile, la cliente ou son enfant exigent des dommages-intérêts ou une indemnisation pour des dommages dus à une prise en charge insuffisante de la sagefemme. La personne lésée doit alors fournir la preuve du dommage subi. Elle doit aussi prouver que c’est la sagefemme qui, par une faute ou un oubli dans la prise en charge, a causé ce dommage. La consignation des interventions effectuées par la sage-femme constitue une base essentielle pour la recherche d’une erreur. D’où l’importance pour la sage-femme de noter son activité de manière claire et complète. Si elle ne le fait pas, les conséquences n’en seront toutefois pas trop importantes en cas de procès, le devoir de preuve étant à la charge de la personne lésée. En revanche, la sage-femme doit pouvoir prouver en tout temps qu’elle a informé correctement sa cliente sur toutes les étapes des soins donnés, même les soins dits omis. Si elle n’est pas en 14 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 1.4.2 Procédure pénale Lors d’une procédure pénale, les données consignées par la sage-femme lui servent surtout de protection en cas de sanctions. Dans ce cas, la sage-femme est généralement accusée de lésions corporelles ou d’homicide par négligence; dès lors que des informations font défaut – sur des examens obligatoires – on lui reprochera de ne pas avoir procédé à ces examens. D’un point de vue pénal, une telle absence d’indications est un motif de sanctions pénales pour négligence. De même, il est primordial que la sage-femme donne toujours des informations complètes à sa cliente. Un traitement médical, appliqué ou non, à une personne mal informée peut rapidement conduire à des sanctions pénales, si le résultat n’est pas celui qui avait été escompté. Sur le plan pénal, la sage-femme a donc tout avantage à conserver une trace écrite complète de son action. Ce n’est qu’ainsi qu’elle pourra prouver par la suite qu’elle n’a omis aucune intervention nécessaire. 2.1 Droit à l’information Non seulement les dispositions de la Constitution (par le biais du droit fondamental à la liberté personnelle) mais aussi les lois cantonales sur la santé publique stipulent que la patiente/ la femme suivie a le droit d’être informée par le ou la professionnel-le de la santé. Selon l’art. 39 a LSP du canton de Berne, par exemple, la cliente doit pouvoir accéder à tous les dossiers médicaux qui concernent son traitement. L’art. 400 CO, relatif au mandat, contient une disposition qui donne à la cliente le droit d’être informée par la sage-femme indépendante. La même règle prévaut dans la loi sur la protection des données, qui régit les hôpitaux privés. 2.2 Etendue La cliente peut demander à consulter toutes les indications écrites de la sage-femme, sauf les notes personnelles de celle-ci. Elle peut aussi demander que la remise du dossier obstétrical, au moins d’une copie. Le droit à l’information de la cliente est donc très étendu. 2.3 Secret médical 3 La sage-femme est tenue au respect du secret médical, protégé par le droit pénal. Face à la cliente, elle n’est toutefois pas soumise à cette obligation. Le secret médical ne protège 1 S ur le site web de la FSSF, un dossier obstétrical unique pour toute la Suisse est à la disposition de toutes les sagesfemmes indépendantes. La FSSF recommande l’utilisation de ce dossier pdf, disponible en allemand, français et italien, qui peut être téléchargé en cliquant sur: www.hebamme.ch > La Fédération > Tools 2 n avis de droit sur le «Déroulement de la procédure en cas U de dommages» est disponible sur le site web de la FSSF > Domaine pour les membres > Services. 3 n avis de droit sur le secret médical est disponible sur le site U web de la FSSF > Domaine pour les membres > sfi général. donc pas la sage-femme en ce qui concerne des informations que la patiente pourrait exiger d’elle! Il lui interdit cependant de fournir des informations à des tiers comme les proches, le partenaire ou l’avocate de la patiente. En tout temps, la sagefemme peut invoquer le secret médical à l’égard de ces personnes. Si la cliente a délié la sage-femme du secret médical face à ces personnes, cette interdiction ne s’applique pas. Mais si la sage-femme transmet des données sans l’accord de la cliente, elle commet un délit. 3. Archiver La sage-femme est tenue de conserver ses dossiers selon les dispositions des lois cantonales sur la santé publique. La loi bernoise prévoit une obligation d’archivage de plus de dix ans (art. 26 LSP); un tel délai est adéquat, car les interventions de la sage-femme ne pourront être reconstituées ultérieurement que si le dossier est encore disponible. Cette obligation est utile aussi pour la sage-femme: en cas de litige, celle-ci pourra se défendre face aux autorités pénales en présentant ses notes. L’archivage des dossiers doit se faire conformément aux mesures de sécurité d’usage. La sage-femme conservera donc ses dossiers-papier dans un endroit sec et propre. Si elle utilise l’informatique, elle devra à la fois enregistrer les données sur son propre ordinateur et en faire des copies de sécurité qu’elle stockera à l’abri du vol et de la désagrégation. Aussi bien les dossiers-papier que les dossiers électroniques doivent être conservés de façon qu’ils ne puissent pas être consultés par des personnes non autorisées, donc ni dans une cave ni dans un tiroir non fermé mais sous clé, dans une armoire à documents. Car le secret médical s’applique aussi aux procédures qui sont closes. Situation spéciale documenter en cas d’urgence * 1. Que s’est-il passé exactement? Rédigez immédiatement un procès-verbal d’après vos souvenirs et versez-le au dossier en cours. 2. Par mesure de sécurité, faites une copie de vos notes pour votre usage personnel. (Particu­ lièrement important pour les sages-femmes hospitalières.) 3. Ne transmettez ni le dossier ni le procès-verbal sans avoir pris contact au préalable avec l’avocate. 4. Avant les interrogatoires de procédure civile ou pénale: prenez contact avec le service juridique de la FSSF ou votre conseil juridique privé. *Un concept de crise, qui comprend la procédure à suivre dans des situations d’urgence, est disponible sur le site web de la FSSF > Domaine pour les membres > Services. An der Sitzung vom 7. 12. 2012 hat der Zentralvorstand … …bestätigt –dass die Stellungnahmen zum Humanforschungsgesetz (HFG), zur Regelung des Berufsregisters im Gesundheitsberufegesetz (GesBG) und zur Anhörung eHealth 2012 mittels Zirkularbeschluss genehmigt wurden, –dass Barblina Ley, Präsidentin der IGGH-CH®, Corinne Meyer und Evelyne Moreillon, beide Sektion VD-NE-JU, per Zirkularbeschluss in die SHV-Arbeitsgruppe Tarif­ verhandlungen gewählt wurden, –und dass mittels Zirkularbeschluss entschieden wurde, das Referendum gegen das Epidemiengesetz nicht zu unterstützen. …entschieden, –die Mehrkosten für die Einrichtung der Schnittstellen bei der Statistik der frei praktizierenden Hebammen in der Höhe von CHF 1500.– zu übernehmen, wobei dies der letzte finanzielle Unterstützungsbeitrag ist, –sich im April mit der Berufskonferenz Hebamme zu einem Austausch zu treffen, –und die möglichen Kandidatinnen für das SHV-Präsidium nochmals zu kontaktieren. …die Jahresziele 2012 evaluiert und die Jahresziele 2013 verabschiedet. …die Evaluation der Konferenz der Leitenden Hebammen (KLH) 2012 zur Kenntnis genommen und entschieden, die KLH zukünftig jährlich durchzuführen. Die nächste KLH findet am 10. September 2013 in Bern statt. Zukünftig werden auch die leitenden Hebammen der Geburtshäuser und die leitenden Pflegefachpersonen in geburtshilflichen Abteilungen eingeladen. …die Evaluation der Kriseninterventionsstelle zur Kenntnis genommen und den Zusammenarbeitsvertrag mit Krisen­ intervention Schweiz für 2013 genehmigt. …den Auftrag für das Berechnungsmodell für die Pikett­ entschädigung der frei praktizierenden Hebammen an den Schweizerischen Gewerkschaftsbund (SGB) ver­ geben. …den Auftrag für das Projekt Qualitätsindikatoren für frei praktizierende Hebammen an die ZHAW vergeben. …fünf Gesuche an den Fonds zur Unterstützung von Projekten und ein Gesuch an den Fonds für Unterstützung bei Rechtsfällen bearbeitet. …das Budget 2013 zuhanden der Delegiertenversammlung verabschiedet. …die Empfehlungen für die Betreuung der physiologischen Schwangerschaft, die Stellungnahme zur Matur für Hebammen und die Leitgedanken zu Fort- und Weiter­ bildung des SHV genehmigt. …gegenüber der ZHAW bestätigt, dass die regulären Wochenbettbesuche so in der Statistik erfasst werden müssen, dass sie dem Tarifvertrag entsprechen, das heisst innert den ersten zehn Tagen post partum. 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 15 Fédération • Verband …die Bedeutung von Art. 33 des Heilmittelgesetzes für die Hebammen besprochen und entschieden, die Sektionen über die gesetzliche Pflicht der Hebammen, Rabatte auf Medikamenten zu Lasten der Obligatorischen Krankenversicherung an die Versicherten weitergeben zu müssen, aufzuklären. …Roswitha Folie in die SHV-Expertinnengruppe «Best Practice» gewählt. …Silvia Ammann-Fiechter in die SHV-Guidelinekonferenz gewählt. …eine mögliche Stellungnahme zum «Praena-Test» diskutiert. Liliane Maury Pasquier, SHV-Präsidentin Das geburtshilfliche Dossier in elektronischer Version Um den Bedürfnissen unserer Mitglieder vermehrt Rechnung zu tragen, steht das geburtshilfliche Dossier neu in einer elektronischen Version zu Verfügung. Damit besteht die Möglichkeit, die Daten von Mutter und Kind direkt auf einem Laptop oder auf einem «Tablet» zu erfassen. Sie finden die entsprechenden PDFs zum Herunterladen auf unserer Website. Sie finden dort auch ein Begleitdokument, das Antworten zur Anwendung gibt. Die Geschäftsstelle www.hebamme.ch/de/heb/shv/tools.cfm Berufsmatur, Fachmatur oder gymnasiale Matur für Hebammen Position des SHV Die Ausbildung zur Hebamme findet in der Westschweiz seit 2002 und in der Deutschschweiz seit 2008 an einer Fachhochschule statt 1. Für die Ausbildung zur Hebamme sind eine Berufsmatur, eine Fachmatur der Fachmittelschulen oder eine gymnasiale Matur Voraussetzung. Immer wieder wird die Tatsache, dass Hebammen eine Matur brauchen, als Beispiel für die Über-Akademisierung unserer Berufswelt verwendet. Der SHV hält deshalb in diesem Zusammenhang fest: Die hohen Bildungsanforderungen an zukünftige Hebammen sind gerechtfertigt, denn sie brauchen ein breites medizinisches Fachwissen, damit sie die anspruchsvollen Aufgaben erfüllen kann. 1 2 16 gl. www.hebamme.ch/de/heb/beruf/ausbildung.cfm V Vgl. Core Documents International Confederation of Midwives www.internationalmidwives.org/what-we-do > global standards competencies and tools Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Die Hebamme betreut und begleitet normalverlaufende Schwangerschaften, Geburten und das Wochenbett in eigener Kompetenz und ohne Anweisungen eines Arztes oder einer Ärztin. – Sie führt die Schwangerschaftskontrollen durch; – Sie betreut die Geburt zuhause, in einem Geburtshaus und in den Spitälern; – Sie betreut Mutter und Kind nach der Geburt, überwacht deren Gesundheitszustand und führt Beratungsgespräche durch. Durch die zunehmend kürzeren Spitalaufenthalte nach der Geburt wurde diese Betreuung in den letzten Jahren immer anspruchsvoller und komplexer. – Sie führt – wenn notwendig – Analysen durch und beurteilt die Resultate. Treten Komplikationen oder Abweichungen auf, muss sie diese rechtzeitig erkennen und die Frau resp. das Neugeborene in Anordnung und in Zusammenarbeit mit einem Arzt/einer Ärztin betreuen. Die Hebamme braucht somit die Fähigkeit, fundiertes Wissen anzuwenden, um mit komplexen Situationen umgehen zu können und im Rahmen ihrer selbstständigen Tätigkeit die Verantwortung für Mutter und Kind zu garantieren. Dass sie dabei ihr Wissen und ihre praktischen Kompetenzen einsetzt, trägt viel zur Qualität ihrer Arbeit bei, mindert jedoch in keiner Weise die Tatsache, dass der Beruf kognitiv hohe Ansprüche stellt 2. Das Gesundheitswesen und die Gesellschaft stehen vor grossen Veränderungen und haben in Zukunft mit immer anspruchsvolleren Entscheidungen und Prozessen umzugehen. Umso wichtiger ist es, dass die Hebammen eine Ausbildung mitbringen, die ihnen erlaubt, auch in Zukunft eine qualitativ hochstehende Leistung für Mutter und Kind zu erbringen. Im Schweizerischen Bildungssystem wird diese kognitive Reife über die Matur erreicht. Für ein Studium an der Fachhochschule, wie dies für die Ausbildung zur Hebamme besucht wird, ist ein Maturitätsausweis Voraussetzung. Dabei ist zu beachten, dass sowohl die Fachmatur der Fachmittelschulen als auch die Berufsmatur, die begleitend zu einer Lehre absolviert werden kann, sowie die gymnasiale Matur zugelassen sind. Verschiedene Studien zeigen den Wert der qualitativ hochstehenden Betreuung der Hebammen. Wer diesen Beruf wählt, muss Einiges mitbringen – unter anderem eine Matur. Bern, 7. Dezember 2012, Zentralvorstand Weiterführende Informationen finden sich auf den Websites der Ausbildungsanbietenden: Berner Fachhochschule (BFH) www.gesundheit.bfh.ch/de/bachelor/ hebamme.html Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV) http://formation.hesav.ch/ formation/bachelor/filieres/sage-femme Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften (ZHAW) www.gesundheit.zhaw.ch/gesundheit/ihb.html Haute école de santé Genève (heds) www.heds-ge.ch/portail/welcome.nsf/pages/ sagefemmeF Dokumentieren, informieren, archivieren Autorin: Dr. Kathrin Kummer, SHV-Juristin, Bern 1. Dokumentieren 1.1 Dokumentationspflicht Die Hebamme und ihre Klientin verbindet ein Vertrag zur Betreuung vor, während und nach der Geburt. Dies gilt sowohl für die frei praktizierende als auch für die Spitalhebamme. Der Hebamme obliegt dabei die Pflicht, ihre Tätigkeit zu dokumentieren. Diese Pflicht fliesst für die frei praktizierende Hebamme aus dem Auftragsverhältnis, das sie mit der Klientin verbindet. Das Schweizerische Obligationenrecht (OR) sieht in Art. 400 eine entsprechende Pflicht der Beauftragten vor. Auch die kantonalen Gesundheitsgesetze statuieren eine solche Pflicht für Gesundheitspersonen, zu denen die Hebammen gehören. Im Kanton Bern geschieht dies beispielsweise mit Art. 26 des Gesundheitsgesetzes (GesG). 1.2 Inhalt und Umfang der Dokumentation Im Auftragsrecht gilt die Formel der «vollständigen und wahrheitsgetreuen Information». Art. 26 GesG formuliert etwa für den Kanton Bern: «Die Fachperson hat über die Behandlung einer Patientin oder eines Patienten fortlaufend Aufzeichnungen zu führen und den Behandlungsverlauf angemessen zu dokumentieren. Die Dokumentation muss insbesondere die Sachverhaltsfeststellungen, die Diagnose, die angeordneten Therapieformen sowie Ablauf und Gegenstand der Aufklärung enthalten.» Für die Berufspraxis der Hebamme bedeutet dies, dass sie sich von Anfang der Betreuung an Aufzeichnungen macht. Am besten und einfachsten geschieht dies mit einem Formular, das bereits eine Checkliste mit den wichtigsten Punkten enthält. Dieses Dokument wird nach jeder Untersuchung und nach jedem Behandlungsschritt sofort weitergeführt. Die Hebamme notiert sich darin die einzelnen Untersuchungen, die sie vorgenommen hat, Angaben zum Gesundheitszustand der Klientin und des Kindes, Gespräche mit Ärztinnen und anderen Fachpersonen. Generell erfolgen die Einträge in der Dokumentation nach dem Prinzip: Datum und Art der vorgenommenen Handlung und Grund der vorgenommenen Handlung. Ebenfalls in die Dokumentation gehören Handlungen und Untersuchungen, die die Hebamme nicht durchgeführt hat, sei dies, weil sie nicht indiziert waren oder weil es die Klientin ausdrücklich nicht wünschte. Bei diesen sogenannten unterlassenen Handlungen ist es besonders wichtig, dass die Hebamme die Klientin darüber informiert, dass hier eine mögliche Untersuchung oder Betreuungshandlung unterlassen wird, und dass die Klientin nach erfolgter vollständiger Aufklärung ihr Einverständnis dazu erteilt. Die Hebamme hält in ihrer Dokumentation sowohl die Aufklärung der Klientin als auch deren Einwilligung fest. 1 1.3 Funktion Die lückenlose Dokumentation der Betreuung ermöglicht der Hebamme jederzeit verlässliche Angaben darüber, welche Untersuchungen sie bei einer Klientin gemacht hat und in welcher Phase die Betreuung steht. Vor allem ermöglicht die lückenlose Dokumentation aber auch, dass ein Fall an eine Kollegin weitergegeben werden kann, ohne dass Wichtiges vergessen ging. Dies dürfte insbesondere im Spitalalltag von Bedeutung sein. Damit werden Fehler bei der Dienstübergabe vermieden, die der Hebamme sonst vorgeworfen werden können. Die Dokumentation der Hebammenarbeit bildet auch die Grundlage bei Informationsanfragen der Klientin selbst oder beispielsweise von Strafverfolgungsbehörden. Gerade in einem Prozess sind die Aufzeichnungen der Hebamme von entscheidender Bedeutung. 1.4 Die Dokumentation der Hebammenarbeit im Zivilund Strafprozess 2 1.4.1 Zivilprozess Im Zivilprozess verlangt die Klientin oder deren Kind Schadenersatz oder Genugtuung für Schäden, die sie durch mangelhafte Betreuung der Hebamme erlitten haben. Dabei obliegt es der geschädigten Person, ihren Schaden zu beweisen. Beweisen muss sie auch, dass die Hebamme mittels einer falschen oder unterlassenen Betreuung diesen Schaden herbeigeführt hat. Für die Suche nach einem Fehler stellen die Aufzeichnungen der Hebamme eine wichtige Grundlage dar. Es ist deshalb wichtig, dass die Hebamme ihre Tätigkeit verständlich und lückenlos dokumentiert. Sollte dies nicht der Fall sein, erwachsen ihr daraus im Zivilprozess aber keine grossen Nachteile, da die Beweispflicht bei der geschädigten Person liegt. Das Umgekehrte gilt nur für die Aufklärung: Die Hebamme muss jederzeit beweisen können, dass sie die Klientin über sämtliche Betreuungsschritte – auch sogenannt unterlassene – korrekt aufgeklärt hat. Wenn sie diese umfassende Aufklärung nicht beweisen kann, haftet die Hebamme für den Schaden. Es ist also wichtig, dass sie die Aufklärung der Klientin immer sorgfältig dokumentiert. 1.4.2 Strafprozess Die Aufzeichnungen der Hebamme dienen hier vor allem ihrer Absicherung gegen eine strafrechtliche Haftung. Vorgeworfen werden ihr hier etwa eine fahrlässige Körperverletzung oder Tötung. Wenn Angaben über notwendige Untersuchungen fehlen, wird der Hebamme angelastet, sie habe diese Untersuchungen nicht durchgeführt. Damit lässt sich strafrechtlich eine Fahrlässigkeitshaftung begründen. Weiter ist auch in strafrechtlicher Hinsicht zentral, dass die Hebamme die Klientin immer umfassend aufklärt. Medizinische Behandlungen oder Unterlassungen an einer unaufgeklärten Person führen schnell zu einer strafrechtlichen Haftung, wenn es zu einem unerwünschten Ergebnis kommt. In strafrechtlicher Hinsicht tut die Hebamme also gut daran, ihr Vorgehen lückenlos zu dokumentieren. Nur so kann sie später beweisen, dass sie keine notwendigen Schritte unterlassen hat. er SHV stellt auf seiner Homepage ein gesamtschweizerisch D einheitliches geburtshilfliches Dossier für frei praktizierende Hebammen zur Verfügung. Dieses steht in deutscher, französischer und italienischer Sprache zur Verfügung. Der SHV empfiehlt die Benutzung dieser Dokumentation. Download: www.hebamme.ch > Der Verband > Tools 2 Der SHV hat auf seiner Homepage im Bereich > Mitglieder unter > Dienstleistungen eine Rechtsabklärung zum Thema «Verfahrens­ ablauf im Schadenfall» aufgeschaltet. 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 17 Fédération • Verband 2. Informieren 3. Archivieren 2.1 Recht auf Information Nicht nur die Verfassung (via das Grundrecht der persönlichen Freiheit), sondern auch die Gesundheitsgesetze der Kantone sehen ein Recht der Patientin / der betreuten Frau auf Information durch die Gesundheitsfachperson vor. Art. 39a des GesG des Kantons Bern sieht beispielsweise vor, dass die Klientin auf Verlangen Einsicht in alle sie betreffenden Behandlungsunterlagen verlangen kann. Auch das Auftragsrecht enthält mit Art. 400 OR eine Bestimmung, welches der Klientin der frei praktizierenden Hebamme gegenüber einen Informationsanspruch gibt. Dasselbe gilt für das Datenschutzgesetz, dem die privaten Spitäler unterstehen. Die Hebamme muss ihre Aufzeichnungen gemäss den kantonalen Gesundheitsgesetzen aufbewahren. Das Bernische Gesundheitsgesetz sieht etwa eine Aufbewahrungspflicht von über zehn Jahre vor (Art. 26 GesG). Diese Frist ist plausibel, können doch im Nachhinein die Behandlungsschritte der Hebamme nur dann nachvollzogen werden, wenn die Unterlagen noch vorhanden sind. Diese Aufbewahrungspflicht dient aber auch der Hebamme: Sie kann im Streitfall ihre Aufzeichnungen zum eigenen Schutz den Gerichtsbehörden vorlegen. Die Aufbewahrung der Aufzeichnungen hat unter Beachtung der erforderlichen Sicherheitsmassnahmen zu geschehen. Die Hebamme bewahrt also ihre Papierdossiers trocken und sauber auf. Wenn sie die Fallführung elektronisch erledigt, hat sie die Daten nicht nur auf ihrem Computer gespeichert, sondern verfügt über Sicherungskopien, die sie angemessen lagert, also diebstahlsicher und vor Zerfall geschützt. Papierdossiers wie auch elektronische Speichermedien bewahrt die Hebamme so auf, dass Unbefugte keinen Einblick in sie nehmen können – also etwa nicht einfach unverschlossen im Keller oder der Schreibtischschublade, sondern in einem verschlossenen Aktenschrank. Das Berufsgeheimnis bezieht sich schliesslich auch auf bereits abgeschlossene Fälle. 2.2 Umfang Die Klientin kann Einsicht in sämtliche Aufzeichnungen der Hebamme verlangen, nicht allerdings in deren persönliche Notizen. Sie kann auch die Herausgabe der Dokumentation, zumindest in Form einer Kopie, verlangen. Das Informationsrecht der Klientin ist also sehr weitreichend. 2.3 Berufsgeheimnis 3 Die Hebamme untersteht dem strafrechtlich geschützten Berufsgeheimnis. Dieses gilt aber nicht gegenüber der Klientin. Es schützt die Hebamme also nicht vor Informationsansprüchen der betreuten Frau! Das Berufsgeheimnis verbietet es der Hebamme jedoch, Informationen an Dritte wie Verwandte, Partner oder die Anwältin der betreuten Frau herauszugeben. Ihnen gegenüber kann sie sich jederzeit auf ihr Berufsgeheimnis berufen. Dies gilt jedoch nicht, wenn die Klientin die Hebamme gegenüber diesen Personen vom Berufsgeheimnis entbindet. Wenn sie jedoch ohne Einwilligung der betreuten Frau Auskünfte gibt, kann sie sich strafbar machen. 3 er SHV hat auf der Hompepage im Bereich > D Mitglieder unter > fpH Allgemein eine Rechtsabklärung zum Berufsgeheimnis aufgeschaltet Speziell Dokumentieren im Notfall * 1. Was geschah genau? Sofort Gedächtnis­ protokoll erstellen. Im Falldossier ablegen. 2. Dokumentation sichern, also für sich kopieren. (Gilt besonders für Spitalhebammen.) 3. Dokumentation und Gedächtnisprotokoll ohne vorherige Rücksprache mit der Anwältin nicht herausgeben. 4. Vor zivil- oder strafrechtlichen Einvernahmen: Rücksprache mit Rechtsabteilung des SHV oder der privaten Rechtsvertretung. *Der SHV hat auf der Homepage im Bereich > Mitglieder unter > Dienstleistungen ein Krisenkonzept aufgeschaltet, das eine Anleitung in Notfallsituationen beinhaltet. Impressum Editeur | Herausgeberin Fédération suisse des sages-femmes (FSSF) Les articles signés ne reflètent pas forcément l’opinion de la FSSF. Toute reproduction est soumise à autorisation de la rédaction | Schweizerischer Hebammenverband (SHV) Namentlich gekennzeichnete Beiträge geben nicht unbedingt die Meinung des SHV wieder. Nachdruck nur mit Genehmigung der Redaktion. Rédaction | Redaktion Rédacteur responsable: Wolfgang Wettstein, Secrétariat FSSF, Rosenweg 25 C, case postale, CH-3000 Berne 23, T +41 (0)31 331 35 20, [email protected] Rédaction de langue française Josianne Bodart Senn, Chemin du Bochet 4a, CH-1196 Gland, T +41 (0)22 364 24 66, N +41 (0)79 755 45 38, [email protected] Conseil rédactionnel | Redaktioneller Beirat Edith de Bock-Antonier (ea), Lorraine Gagnaux (lg), Martina Gisin (mg), Inge Loos (il), Ursula Lüscher (ul), Viviane Luisier (vl), Bénédicte Michoud Bertinotti (bm), Sébastien Riquet (sr) Photos | Fotos Couverture et p. 28. Titelseite und S. 28. Pia Zanetti, www.fotozanetti.com Graphisme | Layout www.atelierrichner.ch Abonnement annuel | Jahres­abonnement Non-membres CHF 109.–, 2,5 % TVA inclue, étranger CHF 140.–, prix du numéro CHF 13.20, 2,5 % TVA inclue + porto. L’abonnement est automatiquement renouvelé pour un an s’il n’est pas résilié par écrit auprès de la FSSF au 31 octobre de l’année en cours. | Nichtmitglieder CHF 109.–, inkl. 2,5 % MWST, Ausland CHF 140.–, Einzelnummer CHF 13.20, inkl. 2,5 % MWST + Porto. Das Abonnement verlängert sich um ein weiteres Jahr, wenn es nicht bis zum 31. Oktober des laufenden Jahres schriftlich beim SHV gekündigt wird. Régie d’annonces | Inseratemarketing kömedia AG, Geltenwilenstrasse 8a, CH-9001 St.Gallen, T +41 (0)71 226 92 92, [email protected], www.kömedia.ch Impression | Druck Vogt-Schild Druck AG, Gutenbergstrasse 1, CH-4552 Derendingen, www.vsdruck.ch Papier PlanoArt 100 gm2, sans bois, extra-blanc mat, sans acide, certifié FSC | PlanoArt 100 gm2, holzfrei, hochweiss matt, säurefrei, FSC-zertifiziert | WEMF-beglaubigt | ISSN 1662-5862 18 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Sections • Sektionen Nouveaux membres | N eue Mitglieder Sektion Aargau-Solothurn Nouveaux membres T 062 822 81 21 Flückiger Lea (2004), Buus, Bern Heimgartner Leah (2012), Bremgarten, Bern Kühne Julia (2002), Brugg, Ingolstadt D Zimmermann Andrea, Staufen, Studentin an der ZHAW Bern Neumitglieder T 031 333 58 73 Gehriger Marina, Oberbipp, Studentin an der ZHAW Hiller Annina, Bern, Studentin an der BFH Lyrenmann Barbara (2012), Langenthal, Bern Fribourg Nouveau membre T 026 477 05 76 Touzeau-Dusigne Hélène (2009), Villars-surGlâne, Paris F Genève Nouveaux membres T 022 757 29 10 Baron Viviane, Gaillard F, Etudiante à l’HES de Genève Conod-Janody Raymonde (1969), Satigny, Lyon F Elmi Nasrine (1991), Ornex F Ostschweiz Neumitglieder T 071 440 18 88 Pavlovic Jelena (2007), Niederuzwil, Coprija-Serbien Piatti-Giuliani Nadia (1998), Diessenhofen, St. Gallen Steiner Laura (2012), Schänis, ZHAW Vaud-Neuchâtel-Jura Nouveau membre T 079 654 64 71 Curchod-Duvoisin Fanny, Sainte-Croix, Etudiante à l’Hesav de Lausanne Zentralschweiz Neumitglieder T 041 442 08 00 / 041 320 63 06 Henggeler Daniela, Oberägeri; Meyer Fabienne, Winterthur; Studentinnen an der ZHAW Zürich und Umgebung Neumitglieder T 079 711 80 32 Biehler Andrea, Winterthur; Neukom Ines, Maur; Neumann Jaël, Bülach; Studentinnen an der ZHAW Sektion Zentralschweiz ( A cette édition de «Sage-femme.ch» est annexée la brochure en allemand «Hebammenkreisssaal – Wie geht das? Das kleine abc» qui explique ce qu’est un «Espace physio­logique de naissance». Elle a été publiée par l’Association allemande des sagesfemmes (DVH) et contient un résumé en français. Dieser Ausgabe der Hebamme.ch liegt das Heft «Hebammenkreisssaal – Wie geht das? Das kleine abc» des Deutschen Hebammenverbandes (DHV) bei. Einladung zur Hauptversammlung Datum Mittwoch, 24. April 2013 Zeit 19.30 Uhr, Beginn Hauptversammlung | Ort Restaurant Adler, Gerliswilstrasse 78, 6020 Emmenbrücke Wir laden Dich herzlich ein, mit uns einen spannenden Abend zu erleben und freuen uns auf den Austausch mit Euch allen. SHV Sektion Zentralschweiz Karien Näpflin-Defloor, Carmen Zimmermann-Steiger, Co-Präsidentinnen Sektion Beide Basel Jahresversammlung 2013 Datum Mittwoch, 24. April 2013 Ort Restaurant Falken, Rheinstrasse 21, 4410 Liestal Die Einladung an die Mitglieder folgt. Sektion Zürich und Umgebung Nächste Weiterbildung «Wenn Geburt und Tod zusammenfallen». Professionelle Familienbegleitung beim frühen Tod eines Babys Dozentin Franziska Maurer, Leiterin der Fachstelle Fehlgeburt und perina­ taler Kindstod, Bern | Datum Mittwoch, 13. März 2013 | Zeit 13.00 – 16.30 Uhr | Ort ZHAW, Departement Gesundheit, Technikumstrasse 71, 8401 Winterthur Informationen und Anmeldung unter [email protected] Mitgliederversammlung 2013 (mit vorgängiger Weiterbildung) Datum Montag, 29. April 2013 Bitte reserviert euch das Datum! Genaue Informationen folgen später per Sektionsmail. Fachgruppe frei praktizierende Hebammen SHV Die Fachgruppe lädt ihre Mitglieder zur jährlichen Fachgruppensitzung ein. Datum Donnerstag, 14. März 2013 | Ort Vortragssaal des Kantonsspitals Schaffhausen, Geissbergstrasse 81, 8208 Schaffhausen | Zeit 17 bis 18 Uhr: Weiterbildung zum Thema: Mutterschaft und der Hebammenberuf im 18. und zu Beginn des 19. Jahrhunderts 19 Uhr: Sitzungsbeginn Fachgruppe Spitalhebammen Wir treffen uns im 2013 am: 27. Mai | 27. August | 26. November Die Sitzungen finden von 18.15 Uhr bis 20.15 Uhr im Raum B311 der Frauenklinik des Universitätsspitals Zürich (Frauenklinikstrasse 10) statt. Anmeldung erwünscht bei [email protected] 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 19 Formation continue FSSF Organisation des cours de la FSSF Chargée de la formation de la Suisse romande et du Tessin Valentine Jaquier-Roduner Rte En Champ Didon 134, 1740 Neyruz, T 026 477 05 76 [email protected] Inscriptions par écrit aux cours de la FSSF au secrétariat central de la FSSF à Berne. Vous trouverez le programme complet des cours sur www.sage-femme.ch Nouvelles formations hors brochure Séminaire de base Buts du séminaire Connaître les concepts de base de la médecine et des remèdes d’orientation anthroposophique. Groupe cible Pharmacien, assistant en pharmacie, droguiste, sage-femme, naturopathe, homéopathe (non-médecins) Thèmes Bases de la médecine et de la pharmacie anthro­ posophiques – Un élargissement de la prise en charge du patient et de sa maladie Valentine Jaquier-Roduner Journées de formation romande d’orientation anthroposophique pour les sages-femmes organisées conjointement avec Weleda La médecine est en train de changer. Après avoir longtemps tenté de comprendre les maladies (pathogénèse), elle s’efforce de plus en plus de comprendre la santé (salutogenèse), et l’individu est appelé à se responsabiliser davantage en prenant soin de lui-même. Dans cette optique, il devient toujours plus indispensable de percer les mystères du corps humain en tant qu’organisme vivant et sensible, et d’apprendre ce qui lui est utile ou nocif. «Si les organes pouvaient parler» O. Koob La tripartition fonctionnelle de l’organisme humain – Tria-prinzipia: une compréhension alchimique du monde et de l’homme – Comprendre la relation en la nature et l’être humain – Comment comprendre la migraine en tant que disfonctionnement de la tripartition L’organisation quadripartite de l’être humain – Les quatre éléments dans la nature et dans l’homme – Eléments constitutifs, tempéraments, organes – Substances et remèdes typiques Observation des substances et des processus Date Durée Ve de 9 h à 18 h et Sa 8 h 30 à 17 h Lieu Eco Hôtel l’Aubier, Les Murailles 5, 2037 Montezillon, T +41 (0)32 732 22 11 Accessibilité 10 minutes à pied depuis la gare de Montmollin-Montezillon. Taxi navette disponible depuis la gare de Neuchâtel. Places de parking disponibles devant l’hôtel Coût CHF 300.– TVA incluse (Documentation, repas et collations compris) Inscription 20 mars 2013 Certification Attestation. Cette formation est accréditée par la SSPH, la FSSF et l’ASCA Boudevilliers Coffrane Montmollin Montezillon Neuchâtel Corcelles Auvernier Boudry Vendredi 5 et samedi 6 avril 2013 Lac de Neuchâtel Séminaire thématique de dermatologie Buts du séminaire – Approfondir les connaissances de base. – Connaître les mesures prophylactiques et thérapeutiques des affections dermatologiques – Etre en mesure de mettre en œuvre les médicaments choisis en relation avec la pathologie 20 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Groupe cible Pharmacien, assistant en pharmacie, droguiste, sage-femme, naturopathe, homéopathe (non-médecins) Participation préalable au séminaire de base vivement recommandée. Thèmes Prévention et thérapie des affections dermatologiques Date Jeudi 23 mai 2013 Durée 8 h 30 à 17 h 30 Lieu Eco Hôtel l’Aubier, Les Murailles 5, 2037 Montezillon, T +41 (0)32 732 22 11 Coût CHF 150.– TVA incluse (Documentation, repas et collations compris) Délai d’inscription 30 avril 2013 Certification Attestation. Cette formation est accréditée par la SSPH, la FSSF et l’ASCA Accès voir les indications sous www.aubier.ch Modalités Inscription: Inscription par fax: 021 887 66 15 ou par e-mail: [email protected] en indiquant votre nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse mail, profession et si vous prenez un repas avec ou sans viande. Votre inscription sera confirmée 7 à 10 jours ouvrables après le délai d’inscription. Vous recevrez en même temps toutes les informations nécessaires ainsi que la facture Organisation: Les séminaires auront lieu à partir d’un minimum de 15 participants Lieu de cours: Eco Hôtel L’Aubier, Les Murailles 5, 2037 Montezillon Déplacement et hébergement: Les participants organisent eux-mêmes leur voyage et leur hébergement Coûts du séminaire: Ils sont indiqués dans la description du cours. Par votre inscription, vous vous engagez à virer le montant des frais de participation dans un délai de 10 jours avant la date du séminaire. Les collations et les documents distribués pendant le cours sont compris dans le prix Désistement: Les désistements sont possibles, sans frais, jusqu’à la date de clôture des inscriptions. Au-delà de cette date, les absences au séminaire ou les départs anticipés ne seront pas remboursés. En cas d’annulation, vous pouvez vous faire remplacer par une personne Certification: Les formations sont accréditées auprès de la SSPH, la FSSF et l’ASCA L’évaluation est obligatoire. Contact Marco Giudici [email protected] T 079 292 95 60, F 021 887 66 15 Gesundheit Institut für Hebammen Weiterbildungen von Hebammen für Hebammen CAS Hebammenkompetenzen vertiefen – Modul «Hebammenarbeit im Kontext von Best Practice» (Pflichtmodul) Beginn: 21.03.2013 – Modul «Schwangerenbetreuung durch die Hebamme» (Wahlmodul) Beginn: 01.07.2013 – Modul «Geburtsbetreuung durch die Hebamme» (Wahlmodul) Beginn: 23.09.2013 – Modul «Wochenbettbetreuung durch die Hebamme» (Wahlmodul) Beginn: 30.01.2014 Compositions aromathérapeutiques originales d’après les formules originales de la sage-femme et experte en aromathérapie Ingeborg Stadelmann Les Compositions aromathérapeutiques originales IS sont disponibles chez Essentials AG, Florastr. 18, 8610 Uster Nous offrons également: Homéopathie, Vente par correspondance, Séminaires professionnels La consultation de la sage-femme d’Ingeborg Stadelmann Stadelmann Verlag, Art-Nr.: 8278579 reliure à spirales, 350 pages, € 25,00 C Notre boutique en ligne se tient à votre disposition 24 h sur 24! www.bahnhof-apotheke.de CAS Hebammenkompetenzen erweitern – Modul «Frauen- und Familiengesundheit» Beginn: 27.05.2013 – Modul «Coaching / Beratung» Beginn: 10.09.2013 – Modul «Transkulturelle Kompetenzen» Beginn: 27.01.2014 CAS Ausbilden in Gesundheitsberufen – Modul «Praxisausbildung 1» (Pflichtmodul) Beginn: 26.04.2013 – Modul «Praxisausbildung 2» (Pflichtmodul) Beginn: 22.01.2014 – Modul «Methodik / Didaktik» (Wahlmodul) Beginn: 25.04.2013 – Modul «Coaching» (Wahlmodul) Beginn: 10.09.2013 La consuLtatio n de La sage-fem me Stadelmann Verlag: Femcon-Vaginalkonen Beckenboden-Aktivierung post partum: • wissenschaftlich anerkannte Methode • Set mit 5 tamponförmigen Konen • zur Vorbeugung und Behandlung von weiblicher Harninkontinenz • als Hilfsmittel zugelassen (Nr. 15.25.19.0001) • belastet den Etat des Arztes nicht • Musterset auf Anfrage ([email protected]) i Ein CAS umfasst drei Module (15 ECTS-Punkte). Die Module sind alle einzeln und unabhängig vom CAS absolvierbar (je 5 ECTS-Punkte). weitere Informationen: www.myfemcon.de ® Weiterbildungskurse – Kurs «English for Midwives» (Kursbestätigung) Beginn: 03.04.2013 – Kurs «Risikoschwangerschaft» (5 ECTS-Punkte) Beginn: 17.04.2013 Nachträglicher Titelerwerb NTE – Kurs «Reflektierte Praxis – Wissenschaft verstehen» (5 ECTS-Punkte) Beginn: 23.08.2013 / 13.09.2013 Hebammenbedarf von A - Z Auskunft und Anmeldung Auskunft: Regula Hauser, Leiterin Weiterbildung [email protected], Telefon 058 934 64 76 Anmeldung: www.gesundheit.zhaw.ch Unser umfangreiches Produktsortiment “rund um die Geburtshilfe” bietet Ihnen was Sie für Ihre Tätigkeit benötigen. +TECHNIK MEDIZIN Telefon +49 (0) 6502 . 9224-0 Telefax +49 (0) 6502 . 9224-30 Email: [email protected] Im Gewerbegebiet 34 D-54344 Kenn Zürcher Fachhochschule 22 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 1302_12_Hebamme_WB_103x297_ra_f_v03.indd 1 www.medelo.de 07.02.13 14:06 bekannt für: fachkundige Beratung Qualitätsprodukte schnelle Lieferung Leihgeräte-Stellung technischer Service faire Preise Allgemeiner Tropenkurs (ATK) 2013 Leben und Arbeiten in Ländern mit extremer Mittelknappheit am Schweizerischen Tropen- und Public Health-Institut, Basel/Schweiz 16. September – 8. November 2013 (8 Wochen) Für Personen aus dem Gesundheitsbereich und Interessierte aus nichtmedizinischen Berufsgruppen als Vorbereitung auf das Leben und Arbeiten in den Tropen und Subtropen. Der ATK ist eine interdisziplinäre Weiterbildung mit Vorlesungen, Gruppenarbeiten und praktischen Übungen; der Kurs ist in zwei einzeln besuchbare Teile gegliedert. 1. 2. Grundmodul: 4 Wochen (16.09. – 11.10.2013) Inhalt: natur-, kultur-, wirtschafts- und politgeographische Aspekte des Lebens in den Tropen und Subtropen; Reisevorbereitung und Prävention; Pflanzenproduktion und Ernährung Biomedizinisches Modul: 4 Wochen (14.10. – 8.11.2013) Inhalt: Tropenkrankheiten (inkl. HIV/AIDS), Gifttiere, tropenmedizinische Parasitologie (inkl. Labordemonstration), Medizinethnologie, Konzepte und Strategien integrierter Entwicklungszusammenarbeit Der ATK ist ein von der Universität Basel akkreditierter Zertifikatskurs. Ein Zertifikat kann an TeilnehmerInnen verliehen werden, die beide Kursteile besuchen und die Prüfungen bestehen. Bei bestandenen Prüfungen der beiden Module werden 12 ECTS vergeben. Kurskosten: Teil 1 (16.09. – 11.10.2013): CHF 2‘450.00 Teil 2 (14.10. – 08.11.2013): CHF 2‘450.00 Masterlehrgang Postgraduate Angewandte Physiologie für Hebammen Verena Schmid lehrt in diesem Masterlehrgang ihre „Praktische Salutogenese“ und revolutioniert damit die Hebammenpraxis! Studienart: Abschluss: Dauer: Start: Auskünfte und Anmeldung: Schweizerisches Tropen- und Public Health-Institut Postfach 4002 Basel Tel.: 061 284 83 60 Fax: 061 284 81 06 E-mail: [email protected] berufsbegleitend Master of Science in Midwifery (MSc) vier Semester Oktober 2013 www.fh-salzburg.ac.at Für weitere Kurse und detaillierte Informationen: http://www.swisstph.ch/de/ausbildung/professional-postgraduate.html Infos & Anmeldung unter: [email protected] für Geburt und Säuglingspflege Gebärwanne GENEROSA® Gebärbett AVE Wickeltische Wickelkommoden Badewannen Bettchen Wärmeschränke Waschtischabdeckungen Topol AG Sanitär-Medizintechnik CH-4936 Kleindietwil Tel. 062 923 04 43 Fax 062 923 04 41 [email protected] www.topol.ch Der Weg zur sanften Geburt HypnoBirthing «Die Kunst, die Welt der Geburt mit Ruhe zu entdecken!» Ausbildung zur Zertifizierten KursleiterIn Nächste Kurse: Berikon (Schweiz) 25. – 28. April 2013 Hamburg 9. – 12. Mai 2013 Bremen 29. August – 1. September 2013 Wien 3. – 6. Oktober 2013 Kontakt Sydney Sobotka-Brooks Telefon +41 (0)44 734 31 78 www.hypnobirthing.ch melden Sie sich online an: www.hypnobirthing.ch/anmeldung.php 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 23 Aktuell Vier Schweizerinnen in Glasgow diplomiert Bénédicte Michoud Bertinotti, Doris Wyssmüller, Judith Ballüder und Silvia Ammann-Fiechter (von links nach rechts) Im November 2012 wurden vier Schweizer Hebammen die Bachelorund Master-Titel der Glasgow Caledonian University verliehen. Judith Ballüder, Hebamme im Spital Uster, erhielt den «Bachelor of Science in Midwifery», Silvia Ammann-Fiechter, Hebamme und Lehrerin an der Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV) in Lausanne, und Doris Wyssmüller, Hebamme in der Hebamme.ch – Jahrgänge 2011 und 2012 jetzt online Alle Ausgaben sind ab sofort als PDFDatei auf der Website des SHV zu finden und können von dort heruntergeladen werden. www.hebamme.ch › Zeitschrift › Archiv 24 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Geburtsstation der Frauenklinik des Inselspitals in Bern, erhielten den Titel «Master of Science in Midwifery» und Bénédicte Michoud Bertinotti, Hebamme und ebenfalls Lehrerin an der HESAV, erhielt den Titel des «European Master of Science in Midwifery». Der SHV gratuliert herzlich! Informationen zur Glasgow Caledonian University sind zu finden unter: www.gcu.ac.uk ICM, Prag, 1. bis 5. Juni 2014 Der 30. Kongress der International Con­ federation of Midwives (ICM) findet in Prag statt. Motto des Kongresses ist: Midwives: Improving Women’s Health Globally. Ein Abstract kann zu folgenden Themen eingereicht werden: – Bridging midwifery and women’s health rights – Access: bridging the gap to improving care and outcomes for women and their families – Education: the bridge to midwifery and women’s autonomy – Midwifery: bridging culture and practice Letzter Einsendetermin für das Abstract ist Sonntag, 17. März 2013 Mehr Informationen und Anmeldung unter: www.midwives2014.org SHV-Stellungnahme zur Matur für Hebammen Der SHV-Zentralvorstand hat an der Dezembersitzung 2012 eine Stellungnahme zur Matur für Hebammen ver­ abschiedet. Sie finden Sie als PDF unter: www.hebamme.ch › Der Verband › Stellungnahmen Masernimpfung seit 1. Januar 2013 von der Franchise befreit Wer sich gegen Masern, Mumps und Röteln impft, muss nur noch den Selbstbehalt bezahlen, also einige wenige Franken. Die entsprechende Änderung der Krankenpflege-Leistungsverordnung (KLV) – die Befreiung der Impfung von der Franchise – trat am 1. Januar 2013 in Kraft. Quelle: Bundesamt für Gesundheit (BAG), 12. 2012 NeugeborenenScreening neu auch auf Cystische Fibrose (CF) Das Eidgenössische Department des Innern (EDI) hat beschlossen, das Neu­ geborenen-Screening auf die Cystische Fibrose, die häufigste Stoffwechselerkrankung in Westeuropa, zu erweitern. Bei der CF besteht eine Störung des Salzaustausches in den Zellen. Als Folge davon sind die Sekrete in Atemwegen und Bauchspeicheldrüse zu zähflüssig. Dies führt zu chronischer Entzündung der Atemwege und schlechtem Gedeihen, was unbehandelt zu schwerer Erkrankung führt. Die Erweiterung erfolgt nach einer Pilotphase, die das Bundesamt für Gesundheit bewilligt hatte. Die Kostenübernahme durch die obligatorische Krankenpflegeversicherung ist vorerst auf ein Jahr be- fristet. Nach der vollständigen Auswertung des zweiten Jahres der Pilotstudie wird über die Weiterführung entschieden. Quelle: Bundesamt für Gesundheit (BAG), 12. 2012 Mehr Informationen und die Broschüre zum Neugeborenen-Screening sind zu finden unter: www.neoscreening.ch Cybermobbing, Games, Smartphones und Co.? Was Eltern wissen wollen. Bundesrat lanciert Strategie für das Gesundheits­wesen Der Bundesrat hat im Januar 2013 die Gesamtschau «Gesundheit2020» verabschiedet. Mit insgesamt 36 Mass­nahmen in allen Bereichen des Gesundheitssystems soll die Lebensqualität gesichert, die Chancengleichheit gestärkt, die Versorgungsqualität erhöht und die Transparenz verbessert werden. Die Mass­ nahmen werden in den nächsten Jahren schrittweise und unter Einbezug aller wichtigen Akteure umgesetzt unter anderem mit dem Ziel, das Schweizer Gesundheitssystem optimal auf die Herausforderungen der nächsten Jahre auszurichten und gleichzeitig bezahlbar zu halten. Der Bericht ist zu finden unter: www.gesundheit2020.ch Medizin für Gesunde Akademien der Wissenschaften Schweiz Hirschengraben 11 Postfach 8160 3001 Bern Telefon +41 31 313 14 40 www.akademien-schweiz.ch ISBN 978-3-905870-29-9 Ab sofort stellt das gesamtschweizerische Programm «Jugend und Medien» die Broschüre «Medienkompetenz – Tipps zum sicheren Umgang mit digitalen Medien» bereit. Der Leitfaden beantwortet auf wissenschaftlicher Basis die wichtigsten Fragen, die sich Eltern im Zusammenhang mit der Mediennutzung ihrer Kinder stellen. Der Leitfaden wird vom Programm «Jugend und Medien», das vom Bundesamt für Sozialversicherungen (BSV) umgesetzt wird, zusammen mit der Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften (ZHAW), herausgegeben. Für diese zweite, überarbeitete Auflage wurden die Inhalte aktualisiert und ergänzt. Zudem finden sich Angaben zu weiterführender Literatur, Studien und Internetseiten mit medienpädagogischem Material. Medizin für Gesunde? Analysen und Empfehlungen zum Umgang mit Human Enhancement Realisiert durch Schweizerische Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften AU12_005322_DWB_Umschlag.indd 1-3 Mehr Informationen unter: www.jugendundmedien.ch Die Broschüre ist kostenlos erhältlich per E-Mail an: [email protected] | Wichtig Bestellnummer angeben. Deutsch: 318.850.d, Französisch: 318.850.f, Italienisch: 318.850.i | Quelle: Bundesamt für Sozial­ versicherunen (BSV), Februar 2013 20.11.12 08:59 Die SAMW beschäftigt sich schon seit längerem mit medizinischen Interventionen, die sich nicht auf die Therapie von Krankheit, sondern auf die Veränderung oder Verbesserung nicht-pathologischer Merkmale richten. Die Broschüre «Medizin für Gesunde? Analysen und Empfehlungen zum Umgang mit Human Enhancement» fasst die Resultate von erstmals für die Schweiz durchgeführten empirischen Untersuchungen zusammen und diskutiert zentrale Aspekte wie die Abgrenzung zwischen Therapie und Enhancement oder die Rolle der Ärzteschaft. Im letzten Kapitel finden sich die Empfehlungen der Arbeitsgruppe nach Abschluss ihrer vierjährigen Tätigkeit. Der Bericht wendet sich an interessierte Fachkreise aber auch an die Öffentlichkeit. Mehr Informationen und die Broschüre sind zu finden unter: www.samw.ch/de/Ethik/HumanEnhancement.html Diane 35 und Generika Die französische Arzneimittelbehörde ANSM will Diane 35 und Generika in Frankreich vom Markt nehmen. Im Gegensatz zu Frankreich sind diese kombinierten Hormon-Präparate in der Schweiz nur eingeschränkt zugelassen: für Akne und gewisse Hautstörungen bei Frauen, die zugleich eine hormonale Verhütung wünschen. Für diese Anwendung können sie weiter eingenommen werden. Die Anwendung nur zur Schwangerschaftsverhütung ist nicht zugelassen. Bei den Risiken entscheidend sind Venenthrombosen und Lungenembolien. Sie sind seit langem bekannt und stellen ein seltenes, jedoch potenziell schwerwiegendes Risiko dar. Sie sind etwa gleich häufig (etwa 1:1000) wie unter Antibaby­ pillen der dritten und vierten Generation und etwa doppelt so häufig wie unter jenen der zweiten Generation. Aktualisierte Informationen über die Präparate­ gruppen, ihre Sicherheit und die notwendigen Vorsichtsmassnahmen sind zu finden unter: www.swissmedic.ch Quelle: Swissmedic, Februar 2013 6. Schweizer Ernährungsbericht erschienen Der Bundesrat hat im Januar 2013 den 6. Schweizerischen Ernährungsbericht und die Ernährungsstrategie für die Jahre 2013 bis 2016 vorgestellt. Der Ernährungsbericht zeigt, wie sich die Menschen in der Schweiz ernähren, wie sich ihr Ernährungsverhalten verändert hat und wie sich dies auf ihre Gesund- heit auswirkt. Diese Erkenntnisse bilden die Grundlage für die Schweizer Ernährungsstrategie 2013 – 2016. Mit ihr soll ein Umfeld geschaffen werden, in dem Menschen immer öfter eine gesunde Wahl treffen können. Mehr Informationen unter: www.bag.admin.ch › Themen › Ernährung und Bewegung 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 25 Dossier Hebammengeburten – ein attraktives Geburtsmodell für schwangere Frauen und Hebammen im Spital Interview von Wolfgang Wettstein mit Simone Büchi, Inselspital Bern Auf Grund welcher Überlegungen und welcher berufs­ spezifischen und politischen Vor­stellungen von Hebammenarbeit wurde dieses Modell bei Ihnen eingeführt und seit wann steht es Frauen zur Verfügung? Simone Büchi Das Modell «Hebammengeburt» wurde im Jahr 2000 in das Angebot der Geburtsbegleitung der Frauenklinik des Inselspitals aufgenommen, zuerst als Pilotprojekt und seit dessen Evaluation im Jahr 2003 als permanentes Angebot. Ausschlaggebend für das Modell «Hebammengeburt» war die gestiegene Nachfrage von Frauen nach einer ausschliesslich von Hebammen geleiteten Geburt. Im Ausland, beispielsweise in Dänemark, entstanden hebammengeleitete Betreuungsmodelle in den Spitälern als Alternative zu den gängigen Spitalgeburten, die von zunehmender Medikalisierung der physiologisch verlaufenden Geburten, von einer hohen Rate geburtshilflicher Interventionen, sowie von ungenügendem Einbezug emotionaler und sozialer Bedürfnisse der Frauen gekennzeichnet waren. Diese Entwicklung im Ausland bestärkte und motivierte uns dieses Modell auch an unserer Klinik anzubieten. Weiter waren die Statements der WHO, die Hebammen als fachkompetente Berufsgruppe für die Betreuung der physiologischen Schwangerschaft, Geburt und Wochenbett bezeichnen, sowie die kantonale Gesundheitsverordnung, gemäss welcher die Hebammen normal verlaufende Geburten selbstständig leiten können, ausschlaggebend für die Entwicklung des Modells «Hebammengeburt» an der Frauen­ klinik in Bern. Welches sind die wichtigsten Unterschiede zwischen einer Hebammengeburt und einer Geburt «HebammeÄrztin/Arzt»? Eine Hebammengeburt können nur Frauen wünschen, deren Schwangerschaft und Geburt risikoarm verläuft. Die Ausschlusskriterien dazu sind in dem klinikinternen Konzept zur Hebammengeburt festgehalten. Während 26 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 der Geburt wird der ärztliche Dienst bei auftretenden Risiken oder Komplikationen beigezogen. Verläuft die Geburt physiologisch, das heisst, es sind keine medizi­ nischen Interventionen notwendig, ist die einzige involvierte Fachperson die Hebamme. Um eine reibungslose Zusammenarbeit sicherzustellen, wird der ärztliche Dienst über den Eintritt einer Frau zur Hebammengeburt und deren Geburtsverlauf orientiert. Auch im Sinne eines kollegialen Austausches, beispielsweise für die Beurteilung eines CTGs oder einer Dammverletzung, kann der Arzt oder die Ärztin beigezogen werden. Sofern die Hebamme die fachliche Kompetenz für die Versorgung von Dammverletzungen erworben hat, näht sie einen Dammriss ersten oder zweiten Grades oder einen Dammschnitt Simone Büchi MScN, RM, RN, seit Juli 2011 Leitende Hebamme der Geburtsstation der Universitäts-Frauenklinik Inselspital in Bern. Sie unterstützte in ihren verschiedenen Funktionen die Förderung der hebammengeleiteten Geburtshilfe im Spital, von 1999 – 2005 als diplomierte Hebamme der Geburtsstation, Frauenklinik Inselspital; von 2002 – 2006 als Hebammenexpertin der Geburtshilfe, Frauenklinik Inselspital; von 2008–2011 als Pflegeexpertin APN (Advanced Practice Nurse) Frauengesundheit, Abteilung Klinische Pflegewissenschaft und Bereich Spezialkliniken/Frauenklinik, Universitätsspital Basel. [email protected] Editorial selber. Das Wohl und die Sicherheit der Frau und des Kindes stehen immer und zu jeder Zeit im Mittelpunkt. Ein weiterer Unterschied ist, dass immer nur Hebammen mit mindestens zwei Jahren Berufserfahrung in der Betreuung der Frauen für eine Hebammengeburt involviert sind. Dieses Kriterium entspricht den Vorgaben der Eidgenössischen Verordnung über die Krankenversicherung. Die Verantwortung für die Hebammengeburt trägt somit eine erfahrene Hebamme, auch wenn sie die Begleitung während der Geburt an eine weniger erfahrene Kollegin delegiert. Dies ist von grosser Bedeutung für die Qualifikation eines Hebammenteams: es müssen genügend erfahrene Hebammen angestellt sein, damit auf jeder Schicht mindestens eine erfahrene Hebamme eingeplant werden kann. Ein Vorteil des Modells an unserer Klinik ist, dass die Frau beim Auftreten von Komplikationen während der Geburt keinen Wechsel der betreuenden Hebamme oder der Räumlichkeiten erlebt, denn die Fachpersonen und die Infrastruktur bleiben bei einer Hebammengeburt oder einer Hebammen-Arzt-Geburt dieselben. Ein möglicherweise bedeutender Zeitverlust wegen Verlegung und Übergabe zwischen Fachpersonen wird somit vermieden. Mit welchen Schwierigkeiten hatte das Projekt am Anfang zu kämpfen? Bestehen nach wie vor Widerstände und wenn es solche gibt, welcher Art sind sie? Das für ein Schweizer Spital eher unbekannte Modell der Hebammengeburt setzt voraus, dass das Angebot von allen ärztlichen Fachbereichen – Geburtshelfern, Neonatologen, Anästhesisten – unterstützt und getragen wird, zumal beim Auftreten von unvorhergesehenen Komplikationen eine reibungslose Zusammenarbeit gewährleistet sein muss. Dies ist nach wie vor eine bleibende Herausforderung. Erstens haben wir in der Frauenklinik bei den Ärzten und Hebammen, bedingt durch den Ausbildungsauftrag, einen häufigen Personalwechsel, so dass eine umfassende Information über die Hebammengeburt bei der Einführung neuer Ärzte und Hebammen(-studentinnen) zentral ist. Zweitens sind wir herausgefordert, diesem Ausbildungsauftrag sowohl im ärztlichen Bereich als auch im Hebammenbereich nachzukommen. Dies ist bei den verschiedenen zu erreichenden Zielen der auszubildenden Ärzte und Hebammen nicht immer einfach. Es muss aber auch deutlich gesagt werden, dass bei einer Hebammengeburtsrate von 2,5 % die Assistenten und Assistentinnen viele andere Möglichkeiten haben, die physiologische Geburtshilfe in unserer Klinik zu erlernen. Drittens galt es vor einigen Jahren Professor Surbek als neuen Chefarzt für das Modell «Hebammengeburt» zu gewinnen und seine Unterstützung zu sichern. Ihm obliegt auch die Gesamtverantwortung für das Modell «Hebammengeburt». Fachliche Diskussionen, das Aufzei- Claire de Labrusse Professorin HES-SO Lausanne Liebe Hebamme, liebe Leserin, lieber Leser Die Oktoberausgabe 2011 der Hebamme.ch widmete sich dem Thema «Hebammengeleitete Betreuung». Wir berichteten darin ausführlich über die qualitativen und quantitativen Kriterien und Ziele von Geburtsabteilungen, die in Spitälern von Hebammen geführt werden. Schauen wir heute darauf, was sich seither verändert hat. In der aktuellen Ausgabe gehen wir unter anderem auf die Geburtenabteilung der Frauenklinik des Inselspitals in Bern ein. In einem Interview äussert sich Simone Büchi, leitende Hebamme, zum aktuellen Stand der Arbeiten und der Zukunft der Abteilung. Wir dürfen in der deutschen, vor allem aber auch in der französischen Schweiz erfreut feststellen, wie sich das Engagement der Hebammen in den letzten Jahren verstärkt hat. Lassen wir uns durch diese Erfahrungen in unserem Land wie auch durch diejenigen aus den umliegenden Ländern ermutigen und zur Schaffung neuer hebammengeleiteten Abteilungen motivieren! In dieser Ausgabe berichten Hebammen über ihre Erfah­ rungen in verschiedenen Positionen innerhalb hebammen­ geleiteten Abteilungen. Einige beschreiben ihre Arbeit in diesem Umfeld, andere ihren Einsatz für die Intergration dieser Abteilungen in die Spitalstrukturen oder das Engagement bei der Planung und Umsetzung dieser Abteilungen. Ihrem Tatendrang gepaart mit der Unterstützung der Institutionen sowie den von Frauen geäusserten Forderungen ist es zu verdanken, dass Frauen heute zunehmend die Betreuung erhalten, die sie im Moment vor, während und nach der Geburt brauchen. Die Beiträge erlauben uns eine gute Vorbereitung auf den Hebammenkongress der am 16. Mai unter dem Motto «Geburtshilfliche Versorgung neu gestalten: Das Potenzial von Hebammen nutzen!» in Thun stattfindet. Ich wünsche Ihnen eine gute Lektüre! Herzlich, Claire de Labrusse 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 27 Dossier gen von Fakten deskriptiver statistische Erfassungsdaten zur Qualitätssicherung (z. B. Anzahl Frauen mit Hebammengeburt, Gründe für Einbezug des ärztlichen Dienstes, Dammverletzungen, pH-Wert des Nabelschnurblutes) und die Realität der professionellen, hebammengeleiteten Geburtsbegleitung sicherten das Modell «Hebammengeburt», so dass es auch nach 12 Jahren weiterhin besteht. Wie gross ist das Interesse an einer hebammengeleiteten Geburt von Seiten der Frauen? Frauen mit risikoarmer Schwangerschaft können an der Frauenklinik für die Geburtsbegleitung zwischen drei Angeboten wählen: die klassische Hebamme-Arzt-Geburt, das Modell «Beleghebammengeburt» und das Modell «Hebammengeburt». Die Evaluation der Hebammengeburt im Jahr 2003 wie auch die aktuellen Reaktionen und ( 28 Un modèle hospitalier attrayant pour les femmes enceintes et les sagesfemmes Initié à l’Hôpital de l’Ile de Berne comme projet-pilote en 2000, puis comme offre permanente en 2003, le modèle «Hebammengeburt» ne concerne que 2,5 % des accouchements et exige des sages-femmes expérimentées. Il se limite aux femmes qui le désirent, qui ne présentent que des bas risques. Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Rückmeldungen der Frauen und Paare zeigen, dass die Wahlmöglichkeit zwischen diesen drei Betreuungsmodellen sehr geschätzt wird. Diese Vielfalt ist für eine Universitätsklinik einzigartig und dürfte die Attraktivität für Kundinnen und Belegschaft deutlich steigern. Wird das Angebot rege genutzt und wenn ja welche Frauen nehmen es in Anspruch? Durchschnittlich sind 2,5 % aller Geburten Hebammengeburten. Dieses Geburtsmodell wird von Frauen gewählt, die sich die Anwesenheit einer möglichst geringen Anzahl von Personen während der Geburt wünschen und gleichzeitig auf die Sicherheit des Spitals nicht verzichten wollen. Doch schwangere Frauen wählten dieses Geburtsmodell auch noch aus anderen Gründen, etwa weil der Wochenbettaufenthalt in einem Geburtshaus von der Krankenkasse früher nicht immer gedeckt war oder weil der Weg in ein Geburtshaus zu lange war. Die Zahl der Hebammengeburten ist allerdings gering. Erklären lässt sie sich dies einerseits durch den Auftrag und die Fachkompetenz einer Universitäts-Frauenklinik. Wir behandeln viele Frauen mit Risiken und Komplikationen, die für eine Hebammengeburt ohnehin nicht in Frage kommen. Des weiteren gibt es Frauen, die eine Geburtsbegleitung durch Hebamme und Ärztin wünschen. Die Evaluation von 2003 sowie die jährlichen statistischen Erhebungen zeigen auch, dass vorwiegend Schweizerinnen, die im Konkubinat leben, das Modell der Hebammengeburt wählen. Wir betreuen aber auch viele Frauen mit Migrationshintergrund oder die in einem schwierigen sozialen Umfeld leben. Hier beeinflussen auch sprachliche oder kulturelle Barrieren die Entscheidung für eine Hebammengeburt. Das Fehlen von Frauen aus diesen Bevölkerungsgruppen bei Hebammengeburten wird in einer Hebammen-Bachelorarbeit aus dem Jahr 2011 hauptsächlich auf Verständigungsprobleme, migrationsspezifische und kulturelle Faktoren, sowie mangelhafte Aufklärung zu möglichen Betreuungsmodellen zurückgeführt. So ist das Informationsmaterial zur Hebammengeburt nur in deutscher Sprache verfügbar und auch die öffentlichen Veranstaltungen zur Geburtsorientierung werden nur in deutscher Sprache durchgeführt. Falls wir die Anzahl der hebammengeleitete Geburten ausbauen wollen, haben wir bezüglich Information also noch einige Hausaufgaben anzugehen. Es gibt noch weitere Faktoren, die die tiefe Zahl der Hebammengeburten erklären wie z. B. der intensive Wettbewerb von Privatkliniken in der Stadt um die gebärenden Frauen. Wie sind in diesem Modell die Betreuung und der Verlauf der Betreuung der schwangeren Frau organisiert? Die schwangere Frau wird während der gesamten Schwangerschaft von der Fachperson ihrer Wahl betreut und behandelt, da gibt es keinen Unterschied bei den verschiedenen Geburtsmodellen. Interessiert sich eine schwangere Frau für das Modell der Hebammengeburt, so wird sie zu einem Gespräch mit einer Hebamme aus der Schwangerenvorsorge oder aus der Geburtsstation eingeladen. In diesem Gespräch werden die Motivation, die Erwartungen und die Eignung für eine Hebammengeburt abgeklärt. Es ist wichtig, die Frau über die Geburtsbegleitung zu informieren. Dies umfasst vor allem Themen zur Gewährleistung der «Betreuungskontinuität durch die Hebamme» wie den Schichtwechsel der Hebammen oder die Zuständigkeit der Hebammen für mehrere Frauen. Daneben werden aber auch der Einbezug studierender Hebammen, die Kompetenzen der Hebammen, die Kriterien für den Einbezug von Geburtshelfern, Neonatologen oder Anästhesisten während und nach der Geburt, oder die Versorgung von Dammverletzungen durch die Hebamme thematisiert. Nach diesem Vorgespräch zieht die Hebamme die diensthabende oder betreuende Ärztin für den medizinischen Status, die Anamnese und bei Bedarf für einen Ultraschall bei. Weiter ist die Unterzeichnung eines Informationsblattes zur Hebammengeburt Voraussetzung, mit der sich die Frau mit den Bedigungen der Hebammengeburt einverstanden erklärt. Die ärztliche Leitung gibt anschliessend durch Einsicht in die Dokumentation die Zustimmung zur Hebammengeburt. Gibt es Zahlen und Fakten zum Erfolg der Arbeit der Hebammen, die Hebammengeburten leiten? Studien zur Evaluation des Modells «Hebammengeburt» aus verschiedenen Länder zeigen, dass trotz Unterschieden in Kultur, Politik und Gesundheitswesen, wie auch Hebammen- und Medizinerausbildung, ähnliche Ergebnisse vorliegen: Überall wurde festgestellt, dass Frauen bei hebammengeleiteten Modellen in Geburtskliniken geringere Interventionen (weniger Episiotomien, geringere Häufigkeit in der Verabreichung von Oxytocin zur Wehenanregung oder pharmakologischen Schmerzmitteln) erlebten als Frauen im konventionellen Geburtsmodell. Die maternalen und kindlichen Outcome-Parameter der beiden Gruppen zeigten keine Unterschiede. Zu Outcomes betreffend Mortalität der Frau oder des Kindes konnten wegen zu kleinem Sample keine Aussagen gemacht werden. Bei den hebammengeleiteten Modellen war die Zufriedenheit leicht, aber nicht signifikant, höher. Frauen schätzten die Kommunikation und den Informationsfluss, fühlten sich stärker in die Entscheidungsfindung miteinbezogen und dadurch mehr in Besitz der Kontrolle über ihre Situation. Die Beziehung zur Hebamme, das Umsorgt werden führten zu einem Gefühl, besser für die Herausforderungen einer Geburt gerüstet zu sein. Auch die Kosten wurden in einigen Studien untersucht. Die Gesamtkosten der prä-, intra- und postparten Betreuung in den hebammengeleiteten Modellen im Vergleich zu den konventionellen Modellen wiesen keine signifikanten Unterschiede auf. Insgesamt kam die Evaluation des Modells der Hebammengeburt am Inselspital im Jahr 2003 zu ähnlichen Ergebnissen. Allerdings konnten wir damals im Unterschiede zu den übrigen Studien ein wesentlich höheres Potenzial für Kostenreduktionen feststellen (signifikant reduzierter Materialverbrauch, reduzierter Beizug des ärztlichen Dienstes, verkürzter Wochenbettaufenthalt). Die heutige Evaluation der Hebammengeburt im Rahmen der Qualitätssicherung findet in Form einer jährlichen deskriptiven Erhebung der Verlaufs- und Outcomeparameter der Hebammengeburten statt. Im Rahmen laufender und zukünftiger Projekte möchten wir unsere mittlerweile beträchtlichen Zahlen von allen hebammengeleiteten Geburten in Form einer retrospektiven Kohorten-Vergleichsstudie wissenschaftlich analysieren. Im Vordergrund steht aber die Qualitätssicherung im Modell «Hebammengeburt» mittels Fallbesprechungen unter der Leitung der Hebammenexpertin, statistischen Erfassungen, Fortbildungen und der Bildung einer Fachgruppe «Hebammengeburt» bestehend aus einer Gruppe von Hebammen der Geburtsstation. Ich möchte auf weitere Ergebnisse hinweisen, die als Erfolgsaspekte bewertet werden können. Erstens konnten wir der gestiegenen Nachfrage von Frauen nach einer ausschliesslich von Hebammen geleiteten Geburt im Spital nachkommen. Zweitens können mit diesem Modell die Hebammen ihre gesetzlichen Kompetenzen auch im Inselspital erwerben, erhalten und vertiefen, die Ver­ sorgung von Dammverletzungen erlernen und sich als Berufsgruppe im Fachbereich Geburtshilfe positiv posi­ tionieren. Drittens ist eine weitere Erfolgsgeschichte die Förderung der interdisziplinären Zusammenarbeit des Geburtsteams. Das Geburtsteam ist grundsätzlich ein gut eingespieltes Team, trotz der regelmässig wechselnden Ärztinnen. Denn Hebammen und Ärztinnen sind auf eine enge und reibungslose Kommunikation und auf ein Hand-in-Hand-Arbeiten angewiesen, gerade wenn bei einer Hebammengeburt eine Ärztin beige­zogen werden muss. Viertens positioniert sich die Klinik als bedürfnisgerechte Universitäts-Frauenklinik wie auch als vielseitige Arbeitgeberin für Hebammen und als attraktiver Praktikumsort für Hebammen in Ausbildung mit der ganzen Breite des Angebots von eigenverantwortlicher Betreuung von Frauen mit physiologischem Geburtsverlauf bis hin zum Meistern der Herausforderung von komplexen, patho­logischen Situationen im interdisziplinärem Team. 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 29 Dossier Wie sind die Zukunftschancen dieses Modells aus interner und aus externer Sicht? Wenn ich sehe, dass die Hebammen regelmässig Vor­ gespräche mit interessierten Frauen führen und ich die positiven Rückmeldungen von Frauen lese, die eine Hebammengeburt erleben durften, ist es für mich offensichtlich, dass sich schwangere Frauen auch künftig für unsere hebammengeleiteten Modelle – ob Beleghebamme oder Hebammengeburt – entscheiden werden. Auch äusserten sich einige Frauen positiv über die vorhandenen Wahlmöglichkeiten, obwohl für sie keine hebammengeleitete Geburt in Frage kam. Ich höre auch positive Rückmeldungen von zuweisenden Ärztinnen über die geleistete Hebammenarbeit, was ein weiteres Zeichen für eine positive Haltung gegenüber hebammengeleiteten Modellen sein dürfte. Und die Aussagen von Hebammen an Mitarbeitergesprächen oder bei Bewerbungsgesprächen sowie der Austausch mit studierenden Hebammen zeigen mir, dass dank der Hebammengeburt die Frauenklinik als attraktive Arbeitgeberin gesehen und erlebt wird. Die Hebammen schätzen die Möglichkeiten enorm, Frauen in physiologischen Geburtsprozessen eigenverantwortlich begleiten zu können wie auch durch hochkomplexe geburtshilfliche Situationen gefordert zu sein. Motivierte Mitarbeiterinnen führen auch zur erhöhten Zufriedenheit von Kundinnen, was letztendlich das Ziel ist. Wie schätzen Sie die Zukunft dieses Modells in der Schweiz ein? Wenn andere Länder wie Grossbritannien, die skandinavischen Länder, die Niederlande oder Deutschland schon vor Jahren hebammengeleitete Modelle in den Spitälern erfolgreich einführten, warum sollte dies dann in der Schweiz nicht funktionieren? Seit Jahren wird in Hebammenkreisen über hebammengeleitete Geburtshilfe diskutiert und publiziert, auch in dieser Zeitschrift. Wie ich gehört habe, setzen sich mittlerweile auch weitere Spitäler in der Schweiz mit Hebammengeburtsmodellen auseinander, was der internationalen Entwicklung entspricht. Es geht vorwärts, wenn auch nur langsam. Das Modell «Hebammengeburt» Seit dem Jahr 2000 bietet die Frauenklinik des Inselspitals zusätzlich zur Hebammen-Ärzt­ Innen-Geburt und zur Beleghebammengeburt das Modell «Hebammengeburt» an. Dieses Modell ermöglicht Frauen mit risikoarmer Schwangerschaft und physiologisch verlaufender Geburt ausschliesslich mit einer erfahrenen Hebamme der Geburtsstation zu gebären. Dabei liegt die Verantwortung für die peri- und postpartale Betreuung von Mutter und Kind vollumfänglich bei der betreuenden Hebamme. Zusammen mit dem Hebammenteam der Geburtsstation, der heutigen Hebammenexpertin und dem Chefarzt, ist Simone Büchi als Leitende Hebamme für das Modell der Hebammengeburt verantwortlich. 30 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Die Einführung der Fallpauschale ab Januar 2012 könnte eine betriebswirtschaftliche Rechtfertigung und damit eine Chance für hebammengeleitete Modelle sein, denn die Diskussionen drehen sich seither verstärkt um finanzielle Fragen. Mit hebammengeleiteten Modellen können interessierte Frauen für die Wahl des Inselspitals gewonnen werden und mit steigenden Fallzahlen sinken typischerweise die durchschnittlichen Fallkosten. Zum anderen ist für die Begleitung von Frauen in physiologischen Schwangerschafts- und Geburtsprozessen eine Hebamme fachlich kompetent, so dass der Einbezug einer Ärztin einzig auf Indikation und gemäss den gesetzlichen Vorgaben notwendig ist. Es braucht nicht zwei Fachpersonen, die direkt im Geburtszimmer involviert sind, sie müssen sich aber gut abstimmen und jederzeit partnerschaftlich zusammenarbeiten. Dann sehen wir uns zukünftig gemäss Aussagen von Experten verschiedenen Herausforderungen gegenüber, die sich auf hebammengeleitete Modelle auswirken können: Hebammenmangel, politisch motivierte Änderungen in der Spitallandschaft und Auswirkungen auf den Auftrag eines Spitals. Ein Hindernis für die Stärkung des Modells einer hebammengeleiteten Geburt ist meiner Meinung nach die schwache Präsenz der Hebamme als Fachperson in der Schwangerenvorsorge. Das Interesse der Frauen für eine hebammengeleitete Geburt ist zwar vorhanden, aber nach meiner Einschätzung sind die Modelle und deren Vorteile den Frauen nach wie vor zu wenig bekannt. In der Schweiz suchen die schwangeren Frauen vorwiegend eine Gynäkologin oder einen Gynäkologen für die Schwangerschaftsvorsorge, auch die physiologische, auf. Häufig wählen sie dann auch den Geburtsort auf Empfehlung ihrer behandelnden Ärztin, die dann auch ihre Geburt oft selbst, gemeinsam mit einer Spitalhebamme, begleitet. Dies ist ein wichtiger Unterschied z. B. gegenüber dem in den Niederlanden verbreiteten Modell, bei dem ein normaler Schwangerschaftsverlauf von der Hebamme begleitet wird und die Frauen erst bei Risiken oder Komplikationen zu einem Gynäkologen gehen. Ich bin besorgt darüber, dass die definierten Risiken bei schwangeren Frauen zunehmen, so etwa die Sectiorate oder der Anteil von Frauen mit künstlich erzeugter Schwangerschaft, und dadurch die Schwangerenvorsorge durch eine Ärztin begründet wird. Somit wird auch die Zahl der Frauen kleiner, die als risikoarm eingeschätzt und von einer Hebamme eigenverantwortlich in der Schwangerschaft oder unter der Geburt begleitet werden können. Die Lobbyarbeit für hebammengeleitete Modelle bei Krankenkassen, in den politischen Kommissionen usw. ist stark ausbaubedürftig. Hier müssen wir Hebammen selber unsere Hausaufgaben machen, indem wir uns untereinander koordinieren, interdisziplinär arbeiten, fortbilden, forschen und somit aufzeigen, dass wir für die Frauen in der Begleitung während Schwangerschaft, Geburt und Wochenbett verlässliche und kompetente Fachpersonen im Gesundheitswesen sind. Literatur Bauer, N.H. (2011): Der Hebammenkreißsaal – Ein Versorgungskonzept zur Förderung der physiologischen Geburt. Göttingen: V&R unipress Cignacco E, Büchi S, Oggier W (2004): Hebammengeleitete Geburtshilfe in einem Schweizerspital: Evaluation eines neuen Betreuungsmodels für die Geburt. Pflege: Die wissenschaftliche Zeitschrift, 17: 253–261 Cignacco E, Büchi S, (2003): Hebammengeburt: ein Evaluationsbericht. Schweizer Hebamme, 5: 4–8 Gerber M, Grassi G (2011): Chancengleichheit im Modell der Hebammen- geburt. Frauen mit Migrationshintergrund im Fokus. Bachelorthesis, Berner Fachhochschule Fachbereich Gesundheit. Konzept «Hebammengeburt» Frauenklinik Inselspital Bern, 4. Auflage, Mai 2007 Kurth E, Büchi S, Cignacco E (2011): Grundversorgung durch Hebammen: von Anfang an. Hebammenforum, 11: 934–937 Kurth E, Büchi S, Cignacco E (2011): Hebammengeleitete Betreuung: Ein Beitrag zur integrierten perinatalen Versorgung? Hebamme.ch, 10: 4–8 Eine interessante Website Verbund Hebammenforschung an der Hochschule Osnabrück: www.hebammenforschung.de Hebammengeleitete Geburtshilfe in Österreich – Selbstbestimmung, Verantwortung und Wahlfreiheit Die von Hebammen geleitete, physiologisch verlaufende Geburt birgt bei acht­samer Betreuung und Beratung nachweislich viele Vorteile für die Frauen und erhöht die Motivation und Zufriedenheit der Hebammen. In diesem Sinne ist die Hebammen­ geburt ein Modell, den ureigenen Tätigkeits- und Verantwortungsbereich der Hebamme auch im Krankenhausalltag eigenständig umzusetzen. Dass die Hebammengeburt innerhalb unterschiedlichster intramuraler Strukturen implementiert werden kann, zeigen Barbara Schildberger und Martina König am Beispiel der Landes-Frauen- und Kinder­ klinik Linz in Oberösterreich, einer grossen Klinik mit geburtshilflichen Schwerpunkt und des Bezirkskrankenhauses Schwaz in Tirol, einer Einrichtung zur Standardversorgung der Region. Martina König, Schwaz, und Barbara Schildberger, Linz (A) Hintergrund Angelehnt an das Projekt der Wiener Universitätsfrauenklinik unter Univ. Prof. Dr. Husslein im Jahre 1996 wurde die hebammengeleitete Geburt österreichweit implementiert.1 Schon im Jahre 2004 bestätigten die Ergebnisse der Studie von Bodner-Adler et al. in «Hebammengeburt versus ärztliche geleitete Geburt» die Vorteile dieses Modelles. So konnten sie nachweisen, dass «sich im Kollektiv der Hebammengeburten eine statistisch signifikante Reduktion von Oxytocin und eine signifikant höhere Rate an alternativen Geburtspositionen (z. B. Hocken, Stehen etc.) im Vergleich zu ärztlich betreuten Geburten» 2 zeigte. Darüber hinaus gab es in der Hebammengruppe nachweislich weniger und geringere Geburtsverletzungen. Ein weiterer Vorteil der Hebammengeburt birgt die kontinuierliche Betreuung der Gebärenden als Voraussetzung für positiv gestaltete, auf Vertrauen und Gleichstellung setzende Beziehungen. Sandall et al. (2008) konnten aufzeigen, dass eine kontinuierliche Begleitung und Betreuung die Entwicklung einer gegenseitigen und professionellen Partnerschaft gewährleistet.3 Dies wiederum stellt die Basis für die Selbstbestimmung der Frau über ihren Körper und das Geschehen im Geburtsprozess dar.4 1 ww.kh-schwaz.at w (Leistungsspektrum Bezirkskrankenhaus Schwaz) 2 odner-Adler et al.: Hebammengeburt versus B ärztlich geleitete Geburt: Einfluss auf mütterliche und kind­liche Faktoren. In: Spekulum – Zeitschrift für Gynäkologie und Geburtshilfe 2004; 22 (Sonderheft 1) (Ausgabe für Österreich), 36 3 S andall J, Page L, Homer C, Leap N.: Midwifery continuity of care; what is the evidence? In: Homer C, Brodie P, Leap L (Hrsg.): Midwifery Continuity of Care (26–46). Chatswood, NSW: Elsevier. Australia (2008) 4 Waldenström U, Borg I, Olsson B, Sköld M, Wall S: The ChildBirth Experience: A Study of 295 New Mothers. Birth. 23(3): 144–153 (1996a) 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 31 Dossier Martina König MHPE, Studiengangsleitung fhg Zentrum für Gesundheitsberufe Tirol, Fortbildungskoordinatorin Familienhebamme, Psychotherapie/Existenzanalyse [email protected] Dr. Barbara Schildberger M.A., Studiengangs­leitung FH Gesundheitsberufe OÖ, Hebamme, Soziologin [email protected] Eine wesentliche Grundlage zur Umsetzung unterschiedlicher Modelle der hebammengeleiteten Geburt in Österreich stellen die gesetzlichen Bestimmungen dar. Der im österreichischen Hebammengesetz definierte Tätigkeitsbereich (HebG §2) umfasst unter anderem die Betreuung, Beratung und Pflege von gebärenden Frauen, die Durchführung von Spontangeburten einschliesslich des Dammschutzes, die Durchführung einer Episiotomie sowie die Beurteilung der Vitalzeichen und -funktionen des Neugeborenen. Die generelle Anwesenheit von Ärzten während der Geburt ist gesetzlich nicht vorgesehen, wobei bei Verdacht oder Auftreten von regelwidrigen oder gefahrdrohenden Zuständen für die Frau oder das Kind die Betreuung in Zusammenarbeit mit einer / einem Ärztin / Arzt sicherzustellen ist. Die Hebammengeburt – individuelle Betreuung im geburtshilflichen Setting Mit 3418 Geburten (und 3494 entbundenen Babys) im Jahre 2012 stellt die Landes-Frauen- und Kinderklinik in Linz eine der grössten geburtshilflichen Abteilungen im deutschsprachigen Raum dar und ist unter anderem aufgrund des Institutes für Pränatalmedizin, dem Kinderherzzentrum, der neonatologischen Intensivstation sowie der Kinderwunschambulanz ein Peripartal- und Perinatalzentrum mit einem breiten Leistungsspektrum. Mit diesem Hintergrund an Ressourcen und Möglichkeiten hat sich die geburtshilfliche Abteilung der Landes-Frauenund Kinderklinik in der Betreuung von Frauen mit regelwidrig oder pathologisch verlaufenden Schwangerschaften oder Geburten bewährt. Ein ebenso grosses Anliegen ist es den Hebammen und Geburtshelfern, den physiolo- 5 Kölle D, Ritzberger B, Riha K, Leitner H, Oberaigner W.: Wie sicher ist die «Hebammengeburt» im Krankenhaus. Poster am Kongress der Österreichischen und Bayerischen Gesellschaften für Gynäkologie und Geburtshilfe in München, Juni 2007 32 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 gischen Prozessen während Schwangerschaft, Geburt und Wochenbett vertrauensvoll zu begegnen und eine möglichst individuelle, den Bedürfnissen der Klientinnen und Patientinnen entsprechende Betreuung zu gewährleisten. Dieser Philosophie folgend wird eine Geburt, sofern anamnestisch keine regelwidrigen oder pathologischen Faktoren auf ein erhöhtes Risiko hinweisen, als physiologischer Prozess gesehen und von Hebammen verantwortungsvoll begleitet und durchgeführt. In diesem Sinne wurde auf Initiative von Prof. Prim. Dr. Tews das Projekt «Hebammengeburt» implementiert und seit nunmehr 15 Jahren erfolgreich umgesetzt. Das Bezirkskrankenhaus Schwaz im Tirol ist für die Standortversorgung für den Bezirk Schwaz mit seinen 39 Gemeinden zuständig. Der Schwerpunkt liegt auf den Fächern der Inneren Medizin, der Chirurgie und Unfallchirurgie, der Geburtshilfe und Gynäkologie sowie der Hals-, Nasen- und Ohrenerkrankungen. Neben der Sicherstellung von effizienten und qualitativ hochwertigen Behandlungs- und Pflegeprozessen stellt das Motto «Hilfe mit Kompetenz und Menschlichkeit» das Fundament des Handelns dar. Mit einer Geburtenzahl von 650 pro Jahr kann die geburtshilfliche Abteilung auf eine 7-jährige Erfahrung hebammengeleiteter Geburten zurückblicken und hat gleichzeitig eine Vorbildwirkung in Tirol. Im Jahre 2012 fanden 110 hebammengeleitete Geburten statt. Diese Möglichkeit der Geburtsbetreuung ist vom Leiter der Geburtshilfe Prim. Dr. Dieter Kölle MSc mit dem Hebammenteam unter der Leitung von Hebamme Sybille Schaller nach dem Vorbild und den Richtlinien der Universitätsklinik für Frauenheilkunde Wien an die Bedürfnisse des Bezirkskrankenhauses angepasst worden. Mit diesem Angebot wird dem Wunsch der werdenden Mutter und der Eltern entsprochen, das Geburtserlebnis selbstbestimmt und individuell gestalten zu können. Unter der Prämisse des menschlichen Beistandes und Zuspruches unter Wahrung der Intimität und Privatsphäre findet die Hebammengeburt statt. Eine 2007 durchgeführte Auswertung5 der Geburten des Jahres 2006 konnte anhand von 152 Hebammengeburten (entspricht 21 % von 738 Geburten insgesamt) im direkten Vergleich zu 320 ärztlich geleiteten Vaginalgeburten (entspricht 43 % aller Geburten) zeigen, dass es bei richtiger Selektion der Gebärenden bei Hebammengeburten zu keiner Risikoerhöhung für Mutter und Kind kommt. Aufgrund des Niedrig-Risiko-Kollektivs war ein besseres Outcome zu erwarten, was in der Untersuchung bestätigt werden konnte. Etablierte Vorgehensweise Um den Frauen zu einer aufgeklärten Entscheidungs­ findung zu verhelfen, ist es notwendig, schon in der Schwangerenbetreuung über die Möglichkeit der Hebammengeburt zu informieren. Voraussetzung für die hebammengeleitete Geburt sind anamnestische und geburtshilfliche Befunde, die eine normal verlaufende Geburt erwarten lassen. Die Hebammen betreuen innerhalb ihres gesetzlich definierten Tätigkeitsbereiches die Gebärenden eigenverantwortlich. Bei Verdacht oder Auftreten von regelwidrigen oder gefahrdrohenden Situationen für die Mutter oder das Baby steht das diensthabende Ärzteteam Tag und Nacht zur Verfügung. «Die Hebammengeburt ähnelt dem Charakter nach einer Hausgeburt, bei der Selbstbestimmtheit und Individualität der Geburtsgestaltung eine grosse Rolle spielen, aber mit dem Sicherheitspaket des Krankenhauses im Hintergrund», so die leitende Hebamme Sybille Schaller. Eine derart gestaltete Betreuung vertraut auf die Normalität und Physiologie des Gebärprozesses und ist trotzdem für jegliche Eventualitäten gerüstet. «Der Vorteil für die Hebammen liegt darin,» so die leitende Hebamme Doris Leibetseder-Bruckner, «dass durch individuell verantwortete Gestaltungsmöglichkeiten und Betreuungspläne während der Geburt die Motivation und Arbeitszufriedenheit der Hebammen deutlich gewonnen hat.» Die Zuerkennung der physiologischen Geburtshilfe als ureigener Tätigkeitsbereich des Hebammenberufes führte zu einer transparenten Definition der Zuständigkeiten und verbesserte die Zusammenarbeit mit anderen Professionen in der Geburtshilfe. Die hohe Inanspruchnahme der Hebammengeburt zeugt für die positive Bewertung des Modelles und für die Zufriedenheit der Eltern. Links Landes-Frauen- und Kinderklinik Linz (Oberösterreich): www.frauen-kinderklinik-linz.at/aktuelles.html ( Services gérés par les sages-femmes en Autriche – Autonomie, responsabilité et liberté de choix La législation autrichienne définit les tâches de la sage-femme qui sont, entre autres, de s’occuper de la prise en charge, du conseil et des soins à la parturiente, la réalisation d’accouchements spontanés y compris la protection du périnée, la réalisation d’une épisiotomie ainsi que l’évaluation des signes vitaux et des fonctions vitales du nouveauné. La présence du médecin durant l’accouchement n’est donc pas expressément prévue par la législation. Cette base légale a facilité la création de services gérés par les sages-femmes à l’intérieur de structures hospitalières. Par exemple, à Schwaz où, en 2012, elles ont réalisé 110 naissances sur un total de 650. Bezirkskrankenhaus Schwaz (Tirol): www.kh-schwaz.at Das Modell Hebammenkreisssaal wird sich auf Dauer etablieren Interview von Wolfgang Wettstein mit Renate Nielsen, Osnabrück (D) Frau Nielsen, Sie sind eine der Pionierinnen des Modells «Hebammenkreisssaal» in Deutschland und haben das Projekt, mit Unterstützung des Deutschen Hebammenverbandes (DHV), bundesweit bekannt gemacht und etabliert. Auf Grund welcher Überlegungen und welcher berufs­ spezifischen und politischen Vorstellungen von Hebammenarbeit wurde dieses Modell in Deutschland eingeführt? Renate Nielsen Der DHV suchte Ende der 1990iger Jahre nach Konzepten für angestellte Hebammen in der Klinik. Denn es machte sich damals eine grosse Unzufriedenheit über die zunehmende Zahl an interventionsreichen Geburten bis hin zu einer ständig ansteigenden Zahl an pathologischen Geburten und Kaiserschnitten, breit. Berufserfahrene Hebammen verliessen damals frustriert über die Arbeitsbedingungen die Kreisssäle und suchten sich Aufgaben in der Freiberuflichkeit. Unbefriedigend waren die Arbeitsbedingungen in den deutschen Kliniken vor allem deshalb, weil die Hebammen mehr und mehr zu medizinisch assistierendem Personal wurden, anstatt ihrer Hebammenkunst nachgehen zu können. Deshalb schaute sich der DHV in Europa um und informierte sich über bestehende Hebammenkreisssäle. Die damalige Präsidentin des DHV, Magdalene Weiss, stellte dann 1998 dieses Konzept auf dem nationalen Hebammenkongress in Bremen vor und danach entstand eine Projektgruppe mit engagierten Kolleginnen. Wissenschaftliche Untersuchungen in Europa belegten bereits, dass Geburten gesunder schwangerer Frauen im Hebammenkreisssaal genauso sicher verlaufen wie im ärztlich geleiteten Kreisssaal, die Frauen allerdings zufriedener über die Geburt waren und deutlich weniger medizinische Interventionen erfuhren. Bereits in der Konzeptentwicklung, aber auch bei der Implementierung und der Evaluation wurde stark auf eine wissenschaftliche Ausrichtung geachtet und das Projekt in allen Phasen mit Forschungsprojekten begleitet. Der politische Hintergrund ist sicherlich die Rückbesinnung auf unsere eigentlichen Fähigkeiten, wie eben der Hebammenkunst. Deutsche Hebammen begleiten laut Berufsordnung eine normale Geburt eigenverantwortlich. Zu jeder Geburt muss eine Hebamme hinzugezogen werden. 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 33 Dossier Wann wurde der erste Hebammenkreisssaal eröffnet und wie viele gibt es inzwischen in Deutschland? 2003 eröffnete der erste Hebammenkreisssaal in Bremerhaven-Reinkenheide. 2004 folgte dann der Kreisssaal in Hamburg-Harburg und kurz darauf in Hamburg-Barmbek. Bis dato gibt es 14 Hebammenkreisssäle, die ähnlich dem Konzept wie im Handbuch «Hebammenkreissaal» beschrieben, arbeiten. Für 2013 stehen meines Wissens zwei bis drei weitere Eröffnungen an. Berufs­politisch wird jede Gelegenheit genutzt, das Modell und dessen Bedeutung bekanntzumachen. Auf Kongressen und Fachta­ gungen halten Kolleginnen, die das Konzept umgesetzt haben, Vorträge oder sie bieten Beratung für interessierte Kreissssäle an. Ausserdem besteht ein Netzwerk der Kreisssäle zum Austausch und zur Entwicklung einer gemeinsamen Datenerfassung. Zudem arbeiten wir daran, wie die Qualitätskriterien, die hinter dem Begriff Hebammenkreisssaal stehen, deutlich gemacht werden können. Wir sind damals z. B. noch mit dem Begriff «Hebammengeleitete Geburt» gestartet. Inzwischen besteht Einigkeit darüber, nur noch den Begriff «Hebammenkreisssaal» zu nutzen. Regierungspolitisch gibt es bislang keine Reaktionen, da es in Deutschland «gewünscht» ist, dass das Gesundheitswesen privatwirtschaftlich geführt wird. Die Regierung überlässt es den Krankenhäusern, nach welchen Konzepten sie arbeiten. Einige Krankenkassen interessieren sich inzwischen und die AOK zum Beispiel hat das Konzept im Rahmen einer Fachzeitschrift Funktionären, Krankenhausvertretern und auch Politikern vorgestellt. Wie wurde das Modell von Ihren Berufskolleginnen aufgenommen? Ganz unterschiedlich. Einige Kolleginnen wollten eine schnelle Umsetzung und waren begeistert, andere wiederum, also die Meisten, fanden die Idee gut, konnten sich allerdings das Modell für ihren Kreisssaal nicht vorstellen. Bis heute gibt es in Hebammenkreisen einige Zweifel an dem Konzept. Die Ursachen dafür sind vielfältig. So bedarf es etwa für die Umsetzung auch mehr Personal. ( 34 Le modèle «Espace physiologique de naissance» s’installera à long terme Dans les années 1990, l’insatisfaction des sages-femmes hospitalières grandissait. Pour y réagir, la présidente de la fédération allemande des sages-femmes, Magdalene Weiss, a présenté un concept lors du Congrès de Brême en 1998. Entre 2003 et 2012, 14 espaces physiologiques de naissance se sont ouverts en Allemagne et deux ou trois nouveaux sont prévus pour 2013. Les caisses-maladie commencent à s’y intéresser. Ce modèle nécessite une meilleure collaboration entre médecins et sagesfemmes ainsi qu’une conscientisation des femmes enceintes allant vers une conviction qu’elles ont, en elles, les forces pour accoucher. Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Renate Nielsen Seit 1998 Leitende Hebamme. Projektarbeiten: Umsetzung Projekt Hebammenkreissaal 2004 und Projekt «Babyfreundliche Geburtsklinik» nach WHO/ UNICEF 2004; Mitautorin bei Fachbüchern für Hebammen; Mitglied der Kommission für angestellte Hebammen des Deutschen Hebammenverbandes (DHV) [email protected] Hinter dem Konzept steht ja eine nahezu Eins-zu-EinsBetreuung. Wir erleben in Deutschland aber gerade das Gegenteil. Immer weniger Hebammen müssen immer mehr Frauen parallel betreuen. Mit welchen Schwierigkeiten hatte das Projekt am Anfang zu kämpfen, bestehen nach wie vor Widerstände und wenn es solche gibt, welcher Art sind sie und von wem kommen sie? Das Projekt kämpft seit Beginn mit den gleichen Herausforderungen. Hebammen brauchen mehr Zeit für die einzelne Gebärende, somit wird mehr Personal benötigt. Andererseits geniessen die Hebammen, die eine Hebammenkreisssaalgeburt begleiten, diese Geburten und nehmen dafür auch die Belastungen, wie zum Beispiel Rufbereitschaftsdienste und Mehrarbeit, in Kauf. Ausser, dass die Hebammen eventuell nicht interessiert sind, gibt es von Seiten der Chefärzte oft grossen Widerstand. Zum einen besteht die Sorge, dass die jungen Assistenzärzte keine normale Geburt mehr lernen könnten. Dann habe ich in den Diskussionen mit den Ärzten häufig festgestellt, dass die Inhalte des Konzeptes nicht wirklich klar waren. Die Implementierung bedeutet auch eine Auseinandersetzung mit dem ärztlichen Team. Diese Diskussionen sind nicht unbedingt einfach, da es hierbei auch um Vertrauen in die Fähigkeiten der Hebammen geht. Andererseits ist das Konzept nur gemeinsam mit dem ärztlichen Team einer Klinik realisierbar. Die Kreisssäle, die das Konzept umgesetzt haben, berichten alle, dass sich die Zusammenarbeit zwischen Ärzten und Hebammen dadurch verbessert hat. Ganz allgemein beobachte ich, seitdem ich Hebamme bin, in der geburtshilflichen Szene, wie auch in der Stillszene, dass bestimmte Themen sehr emotional diskutiert werden. Es wäre besser, wenn wir uns auf Sachverhalte und Evidenzen konzentrieren würden. Wie sind die Zukunftschancen des Modells Hebammenkreisssaal und ist der Bedarf ausgewiesen? Alle Hebammenkreisssäle in Deutschland bestätigen den Bedarf. Schwangere nehmen zum Teil lange Anfahrtswege in Kauf, um in einem Hebammenkreisssaal zu gebären. Es gibt sie, die Frauen, die sich zutrauen, aus eigener Kraft zu gebären. Und genau das ist ja auch das Anliegen des Hebammenkreisssaals. Frauen soll eine selbstbestimmte, an ihren Ressourcen orientierte Geburt ermöglicht werden. In meiner Klinik macht der Anteil der Hebammenkreisssaal-Geburten inzwischen fast ein Drittel aller Geburten aus. Wie schätzen Sie die Zukunft des Hebammenkreisssaals in Deutschland ein und welchen Rat würden Sie den Schweizer Kolleginnen geben, die das Modell der hebammengeleiteten Geburtsabteilung in Spitälern initiieren möchten? Dieses Modell wird sich etablieren, davon bin ich überzeugt. Es wird sicher noch einige Jahre brauchen, falls die Bundespolitik das Thema nicht aufgreift und unterstützt. Andere europäische Regierungen haben die Notwendigkeit zur Förderung der physiologischen Geburt bereits erkannt. Denn die Daten aus verschiedenen Studien belegen bereits, dass der Hebammenkreisssaal die physiologische Geburt fördert und damit das Gesundheitswesen finanziell entlastet. Mein Rat an die Kolleginnen in der Schweiz … Das ist schwierig zu beantworten, da ich mich in den Schweizer Kliniken nicht auskenne. Was ich wahrgenommen habe, als ich vor 10 Jahren in einer Schweizer Klinik hospitiert habe, war, dass die Kolleginnen dort eine hohe Wertschätzung für ihr Können erfahren. Dies macht es vielleicht etwas leichter. Entscheidend ist, dass möglichst alle Kolleginnen mitmachen wollen. Damit bekommt das Projekt eine Kraft, die dann auch zur Umsetzung führt. Wir haben von der Idee zur Umsetzung fast sechs Jahre gebraucht. Dies ist heute mit den Erfahrungen der einzelnen Hebammenkreisssäle und dem vorhandenen schriftlichen Material sicher deutlich schneller zu erreichen. Belohnt wird dann jede einzelne Hebamme mit fantastischen Geburten! Da auch der ärztlich geleitete Kreisssaal von der zunehmenden Kompetenz der Hebamme und der besseren Zusammenarbeit zwischen Arzt und Hebamme profitiert, kann ich alle Ärzte beruhigen, ja sogar ermutigen den Hebammenkreisssaal gemeinsam mit den Hebammen umzusetzen. So werden sie auch im Arzt-Hebammengeleiteten Kreisssaal wieder mehr normale Geburten zu sehen bekommen und davon lernen! Hebammenkreisssaal – ein Gewinn für alle Beteiligten Interview von Wolfgang Wettstein mit Gudrun Zecha, Herrenberg (D) Frau Zecha, Sie sind seit fünf Jahren als Leitende Hebamme in der Geburtshilflichen Abteilung der Klinik für Frauenheilkunde und Geburtshilfe in Herrenberg1 tätig und mitverantwortlich für den hebammengeleiteten Kreissaal. Aufgrund welcher Überlegungen wurde dieses Modell bei Ihnen eingeführt? Gudrun Zecha Die Geburt eines Kindes ist nicht nur ein überwältigendes und einschneidendes Ereignis sondern auch eine Extremsituation, in der alle Beteiligten eine einfühlsame und intensive Begleitung benötigen. Vertrauen zu den Betreuenden und in die Institution, in die sich die Frau begibt, sind dabei nicht nur hilfreich sondern meines Erachtens von grosser Bedeutung. Die Kunst der geburtsbetreuenden Personen liegt darin, mit Ruhe, Geduld und Aufmerksamkeit diesen Prozess zu begleiten und nur dann einzugreifen, wenn der Weg des Normalen verlassen wird. Wichtig ist dabei zu wissen, dass ein physiologischer Geburtsverlauf viele Varianten hat und die eigentliche Kunst der Hebamme darin besteht, physiologische Varianten von der Pathologie zu unterscheiden. Aus dieser Erkenntnis heraus entstand auch die Idee des Hebammen­ kreisssaals, in dem medizinische Interventionen auf ein Minimum begrenzt werden. Wenn wir Familien den bestmöglichen Start in eine gemeinsame Zukunft ermöglichen wollen, dann ist es für das perfekte und empfindliche Zusammenspiel der bindungsfördernden Hormone durchaus von Bedeutung, welche Interventionen (z. B. Wehen-Schmerzmittel) unter der Geburt zur Anwendung kommen. Aus berufspolitischer Sicht ist wichtig, dass originäres Hebammenwissen und -können im Hebammenkreisssaal wieder grössere Bedeutung und Wertschätzung erhalten. Wir dürfen nicht einfach zusehen, wie Hebammenkompetenzen aus unseren Kreisssälen durch die vielen administrativen Aufgaben an den Rand gedrängt werden und dann letztlich durch Technisierung und Medikalisie- 1 Herrenberg ist eine Stadt in der Mitte Baden-Württembergs, etwa 30 km südwestlich von Stuttgart und 20 km westlich von Tübingen. Sie ist die viertgrösste Stadt des Landkreises Böblingen und bildet ein Mittelzentrum für die umliegenden Gemeinden. www.herrenberg.de 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 35 Dossier rung unzureichend ersetzt werden. Wer, wenn nicht die Hebammen selbst sollte auf die wichtige Rolle der Hebamme hinweisen? Gab es ein Konzept nach dessen Vorbild Sie bei der Einrichtung des Hebammenkreisssaales gearbeitet haben? In Herrenberg haben wir uns am Handbuch «Hebammenkreisssaal» vom «Verbund Hebammenforschung» der Fachhochschule Osnabrück orientiert, das auf Vorarbeiten des Deutschen Hebammenverbandes basiert. Dieses Handbuch war uns bei der Implementierung eine grosse Hilfe. Seit wann steht in der Herrenberger Klinik dieses Modell Frauen zur Verfügung? Nach einer etwa einjährigen intensiven Vorbereitungszeit haben wir am 21. Oktober 2009 unseren Hebammenkreisssaal eröffnet. Welches sind die wichtigsten Unterschiede zwischen einer hebammengeleiteten Geburt und einer Geburt unter der Leitung von Hebamme und Ärztin / Arzt? Aus meiner Sicht gibt es drei wichtige Unterschiede. Den ersten würde ich im Beziehungs- und Vertrauensaufbau während der Schwangerschaft sehen. Dafür ist es notwendig, dass das Hebammenteam nicht nur Vorgespräche führt, sondern auch, dass es vielfältige Begegnungsmöglichkeiten zwischen Schwangeren und den Hebammen gibt. Denn ein Qualitätsmerkmal des Hebammenkreisssaales ist die Betreuungskontinuität. Solche Begegnungsmöglichkeiten bieten sich zum Beispiel in Geburtsvorbereitungskursen, im Schwangeren-Yoga, beim Bauchgipsen etc. Der Fantasie sind da keine Grenzen gesetzt. Solche Tätigkeiten müssen sich dann natürlich auch auf dem Stellenplan des Kreisssaales abbilden. Den zweiten wichtigen Unterschied würde ich im minimalen Einsatz medizinischer Interventionen sehen. Im Idealfall sollte im Kreisssaal eine 1:1-Betreuung stattfinden. Durch diese Betreuungskontinuität und -intensität kann die Reduzierung der Interventionen auf individuell begründete Situationen gewährleistet werden. Der dritte Unterschied zwischen einer hebammengeleiteten Geburt und einer Geburt mit Hebamme und Ärztin/ Arzt liegt darin, dass ärztlicher Rat oder Hilfe nur auf Veranlassung der betreuenden Hebamme erfolgt. Fachärztlicher Standard zwar gegeben, wird aber nur im Bedarfsfall herangezogen. Mit welchen Schwierigkeiten hatte das Projekt am Anfang zu kämpfen und bestehen nach wie vor Widerstände? Für manche war es unvorstellbar, dass eine Betreuung in einem Krankenhaus ohne routinemässigen Arztkontakt stattfinden sollte. Andere hatten dahingehenden Bedenken, dass wir die Aufgaben der ausserklinischen Schwangerenvorsorge und Begleitung übernehmen würden. Und die Frage, ob wir uns denn nicht mit unseren Ärztinnen / 36 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Ärzten verstehen würden, zeigte, dass noch Aufklärungsbedarf bestand, assoziierten diese Fragenden mit dem Hebammenkreisssaal doch einzig die Abwesenheit von Ärztinnen / Ärzten. Vereinzelt wurde auch die Sorge geäussert, dass so die Ärztinnen / Ärzte aus dem Kreisssaal verdrängt werden. Selbst die Hebammen äusserten sich zu Anfang skeptisch bezüglich des Nähens von Dammverletzungen und der Durchführbarkeit der 1:1-Betreuung, waren aber schnell von der Grundidee überzeugt. Nach gut drei Jahren stossen wir nur noch vereinzelt auf Unverständnis oder Ablehnung. Wie gross ist das Interesse von Seiten der Frauen und welche Frauen nehmen das Angebot in Anspruch? 2012 waren 316 Frauen in den Vorgesprächen. Das sind bei knapp 900 Geburten mehr als ein Drittel der Frauen, die sich für dieses Modell interessieren. Als Gründe für die Entscheidung in einem Hebammenkreisssaal gebären zu wollen, nannten die Frauen den Wunsch nach einer natürlichen und normalen Geburt, nach Sicherheit, nach Geborgenheit, nach besseren Informationen, nach Selbstbestimmung, nach Kontinuität in der Betreuung, nach einem bekannten Team bei der Geburtsbetreuung, nach Entscheidungshilfen, nach Einbezug der Begleitpersonen, nach Schutz der Privatsphäre und nach alternative Behandlungsmöglichkeiten. Andere sahen im Hebammenkreisssaal aber auch eine Alternative zu Hausgeburt und Geburtshaus und wieder andere wollten so den schlechten Erfahrungen bei vorangegangenen Entbindungen begegnen. Gudrun Zecha Geboren 1961 in Fulda. Verheiratet, drei Kinder im Alter von 30, 28 und 22 Jahren; Ausbildung zur Hebamme an der Universitätsklinik Würzburg, Examen 1981. Nebenberuflich: Geburtsvorbereitung für Paare und Wochenbettbetreuung; Mitinitiatorin des Projekts «Menschenskinder», ein Beratungs­ angebot für Mütter und Väter von Kindern im Alter zwischen 0 und 5 Jahren; Seit Dezember 2007 Leitende Hebamme und Gruppenleitung Gynäkologie und Geburtshilfe im Krankenhaus Herrenberg das zum Klinikverbund Südwest gehört. Welche Vorraussetzungen muss das Team aus Hebammen und Ärzten erfüllen? Zuerst muss einmal sichergestellt sein, dass die Hebammen freiwillig mitmachen. Denn die Verantwortung für ihr Arbeiten tragen die Hebammen ganz allein. Grund­ voraussetzung für die Arbeit im Hebammenkreisssaal ist eine zweijährige Berufserfahrung. Zwischen Hebammen und Ärztinnen / Ärzten muss der Wille zur Zusammenarbeit da sein. Das ist ganz besonders wichtig bei Konsilen und Überleitungen. Der Kriterienkatalog der Aufnahme und Überleitung von Schwangeren regelt, wird interdisziplinär erarbeitet und dazu ist Einigkeit nötig. Es muss entsprechende Fortbildungen für alle geben und dafür ist es nötig, dass auch die Klinikleitung hinter diesem Modell steht. Welches sind die Chancen und Risiken eines Hebammenkreisssaals? Für die Klinik kann ein Hebammenkreisssaal ein Alleinstellungsmerkmal bedeuten und im besten Fall zu einer Steigerung der Geburtenzahlen führen. Durch die Vorbereitung auf einen Hebammenkreisssaal bietet sich für das gesamte geburtshilfliche Team die Chance einer intensiven Teamentwicklung. Die Auseinandersetzung mit fachspezifischen Fragen führt zu einer Neuorientierung in der gesamten Abteilung. Der Focus liegt wieder stärker auf der normalen Geburt. Die grösste Chance sehe ich allerdings darin, dass Frauen durch die Wahl eines Hebammenkreisssaales als Geburtsort für ihr Kind unmittelbar deutlich machen, dass nicht nur maximale Sicherheit im Interesse der Frauen liegt, sondern im gleichen Masse auch ein Bedürfnis nach Geborgenheit und originärer Hebammenarbeit besteht. Ein Risiko würde ich einzig und allein darin sehen, wenn Hebammenkreisssäle als das alleinseligmachende propagiert würden. Frauen haben unterschiedliche Bedürfnisse und so sollten wir auch unterschiedliche Modelle anbieten. Wie schätzen Sie die Zukunft dieses Modells in Deutschland ein und welchen Rat würden Sie den Schweizer Kolleginnen mitgeben, die das Modell der Hebammen­ geleiteten Geburtsabteilung initiieren möchten? Wenn wir es schaffen, in vielen Hebammen die Vision einer optimalen Geburtsbegleitung wach zu halten oder zu wecken, sehe ich gute Chancen für das Modell Hebammenkreisssaal. Ohne diese Visionen befürchte ich allerdings, dass es für viele Kolleginnen mühsam oder sogar unmöglich ist, sich neben dem erheblich verdichteten Arbeitsalltag auch noch für ein neues Betreuungsmodell einzusetzen, das nicht überall mit offenen Armen empfangen wird. Und das wäre auch mein Rat für die Schweizer Kolleginnen: Am Anfang steht die Vision, die scheinbar unmögliches möglich macht. Literatur und Links Nicola H. Bauer (2011): Der Hebammenkreisssaal – Ein Versorgungskonzept zur Förderung der physio­ logischen Geburt Beate A. Schücking (Hrsg.): Selbstbestimmung der Frau in Gynäkologie und Geburtshilfe Oda von Rahden (2006): Der Hebammenkreisssaal – eine geburtshilfliche Alternative. www.hebammenforschung.de (Handbuch «Hebammenkreisssaal») www.gesundheitsforschung-bmbf.de www.bdh.de www.hebammenverband.de › Familie › Hebammen-Kreisssäle www.thieme-connect.com/ejournals www.maternal-health.uni-osnabrueck.de Woran machen Sie den Erfolg des Hebammenkreisssaales fest und konnten Sie Veränderungen in Ihrer Abteilung beobachten? Die Art der Betreuung ändert sich mit der Einführung des Hebammenkreisssaales und das kommt allen Frauen zu gute, egal für welches Modell sie sich entscheiden. Das wird auch sichtbar an der aktuellen Rate der durch Kaiserschnitt entbundenen Frauen, die im Jahr 2012 mit 25,7 % deutlich unter dem Landesdurchschnitt von 33 % lag. Die hohe Zufriedenheit der Eltern und der Anstieg der Geburtenzahl um 200 in den letzten drei Jahren spricht für sich. Interessant finde ich auch, dass trotz der gestiegenen Belastung durch mehr Geburten eine höhere Arbeitszufriedenheit bei den Hebammen zu verzeichnen ist. 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 37 Mosaik Akupunktur bei Depressionen und Schlafproblemen In vielen Geburtsabteilungen und von zahlreichen frei praktizierenden Hebammen wird heute Akupunktur in der Schwangerschaft, unter der Geburt und im Wochenbett angewendet. Zusammen mit der Schweizerischen Berufs­ organisation für Traditionelle Chinesische Medizin (SBO-TCM) hat der SHV im Jahr 2005 Empfehlungen für die Ausbildung herausgegeben1, entsprechend denen Hebammen nach einer rund 100-stündigen Weiterbildung 16 Indikationen behandeln dürfen. Im folgenden werden zwei Studien zu weit­gehend unerforschten Indikationen vorgestellt: Depressionen und Schlafprobleme. Simon Becker, Wädenswil Simon Becker MSc, dipl. Akupunkteur und Herbalist (SBO-TCM), führt eine Praxis für Akupunktur und Chinesische Arzneitherapie in Wädenswil und leitet Akupunkturausbildungen für Hebammen am Zhong Institut. www.zhong.ch Depressionen während der Schwangerschaft Während der Schwangerschaft sind die Behandlungsmöglichkeiten bei Depressionen sehr eingeschränkt. In verschiedenen Untersuchungen konnten Schnyer et al. zeigen, dass Akupunktur bei Depressionen grundsätzlich wirkt.2 Die 2004 veröffentlichte Studie 3 der Autor /-innen untersucht nun, wie es sich mit dieser Wirksamkeit bei schwangeren Frauen mit Depressionen verhält. Dafür wurden insgesamt 61 schwangere Frauen (SSW 11 bis 28) mit Depressionen in drei Gruppen eingeteilt: die erste Gruppe wurde mit spezifischer Akupunktur gegen Depressionen behandelt; die zweite wurde mit genereller Akupunktur behandelt (ohne spezifischen Fokus auf Depressionen) und die dritte erhielt eine Massagebehandlung. Die Frauen erhielten während acht Wochen 12 Behandlungen. Im Gegensatz zu vielen Akupunkturstudien, die ein fixes Behandlungsschema festlegen, waren in dieser Untersuchung individuelle Behandlungen erlaubt. Die Studie zeigt, dass die spezifische Akupunktur in 69 % der Fälle zu einer Besserung führte und damit im Wirksamkeitsbereich anderer Depressionsbehandlungen liegt (50–70 %). Die spezifische Akupunktur war signifikant wirksamer als die Massage (32 %) und bedeutend wirk­ samer als die nicht-spezifische Akupunktur (47 %). Zudem konnte eine präventive Wirkung gegen postpartale Depressionen festgestellt werden. Zehn Wochen postpartum zeigten signifikant weniger Frauen, die während der Schwangerschaft mit individualisierter Akupunktur behandelt wurden, Anzeichen von Depressionen. 38 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Insomnia Schlafprobleme während der Schwangerschaft sind sehr häufig. Daher wurde nun in einer brasilianischen Studie 4 die Wirkung der Akupunktur mit Schlafberatungen verglichen. Schlafberatungen beinhalteten Tipps zum Essverhalten und Umgang mit Stimulantien und erklärten mögliche schlaffördernde Rituale. Die Akupunkturbehandlungen wurden wöchentlich, in ausgeprägten Fällen zweimal wöchentlich, durchgeführt. Durchschnittlich wurden 12 Nadeln gesetzt und die Nadeln wurden während 25 Minuten belassen. Neben standardisierten Punkten konnte der Akupunkteur bei Bedarf die Behandlung individualisieren und bis zu vier zusätzliche Punkte beifügen. In den Interviews mit den schwangeren Frauen zeigte sich, dass nach acht Wochen Therapie der Schlaf in der Akupunkturgruppe signifikant besser war als in der Beratungstherapiegruppe, in der keine Veränderungen festgestellt werden konnten. Gibt es Nebenwirkungen? Die Studie zur Insomnia untersuchte auch die Nebenwirkungen von Akupunktur in der Schwangerschaft. Nebst Befragungen der Frauen zu Nebenwirkungen wurden Geburtsgewicht und Apgar-Scores der beiden Gruppen verglichen. Dies führte zum Fazit, dass ausser blauen Flecken keine ungewollten Nebenwirkungen aufgetreten sind und die Akupunktur keinen Einfluss auf die Gesundheit der Kinder hatte. Wirkmechanismen und individualisierte Akupunktur Beide Studien lassen individualisierte Behandlungen zu. Über spezifische Wirkmechanismen sagen solche Studiendesigns wenig aus, dafür bilden sie die Praxis ab. Akupunktur ist eine komplexe Intervention und lässt sich nicht durch ein einfaches, gradliniges Wirkprinzip erklären.5 Jedoch zeigt die Depressionsstudie eindrücklich, dass die Wirkung der Akupunktur klar über die Faktoren Aufmerksamkeit, Entspannung und physischer Kontakt hinaus reicht. Referenzen 1 E mpfehlungen zur Akupunkturausbildung: www.hebamme.ch/de/heb/bild/docs.cfm 2 llan J, Schnyer R, Hitt S. (1998) The efficacy of A acupuncture in the treatment of major depression in women. Psychological Science. 9, 397–401. 3 anber R et al. (2004) Acupuncture: a promising M treatment for depression during pregnancy. Journal of affective disorders. 83, 89–95. 4 a Silva J B et al. (2005) Acupuncture for insomnia D in pregnancy – a prospective, quasi-randomised, controlled study. Acupuncture in Medicine. 23 (2), 47–51. 5 ienle C S et al. (2011) Complementary therapy K systems and their integrative evaluation. Explore. 7 (3), 175–187. Neues aus den Fachhochschulen «Hebamme der Zukunft: innovativ, vernetzt, reflektiert» Am 2. Winterthurer Hebammensymposium vom 19. Januar 2013 am Institut für Hebammen der ZHAW stand die Zukunft des Hebammenberufes im Zentrum. Renommierte internationale und nationale Hebammen befassten sich in Referaten und einer Podiumsdiskussion mit dem Thema. Der Auszug aus der Eröffnungsrede von Jean-Marc Piveteau, Rektor der Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften ZHAW, schlägt einen Bogen von Adeline Favre bis heute. Jean-Marc Piveteau, Zürich Mit dem Thema der Tagung «Hebamme der Zukunft: innovativ, vernetzt, reflektiert», wird der Begriff Innovation in den Vordergrund gestellt. Innovation passiert aber nicht isoliert, sondern erfolgt in Interaktion mit anderen Denkern und Praktikern. Die Vernetzung innerhalb und ausserhalb der eigenen Profession ist für den Erfolg des Innovationsprozesses ausschlaggebend. Gibt es einen anderen Beruf als den der Hebamme, der in den letzten 50 Jahren eine grössere Umwandlung erlebt hat? Dabei denke ich nicht nur an technische und wissenschaftliche Fortschritte, sondern vor allem an soziale Faktoren. Es kann überheblich erscheinen, sich als Laie und vor einem Publikum von Expertinnen zu dieser Frage zu äussern. Ich riskiere es trotzdem, weil diese Gedanken sich auf die Erlebnisse einer Hebamme stützen: Adeline Favre ist 1908 in St-Luc im Val d’ Anniviers geboren. Ihre Erlebnisse sind bewegend, oft erschütternd, weil man hinter den Ereignissen im Alltagsleben einer Hebamme die rasante Entwicklung dieses Berufs erkennt. Im ersten Kapitel erzählt Adeline Favre über ihre eigene Geburt. «Mama musste mich allein zur Welt bringen. Zudem wurde ich in Steisslage geboren. Die Hebamme […] sagte zu ihr: ‹Ich kann dir nicht helfen, du musst es ganz allein fertigbringen›. Sie betete in einer Ecke des Zimmers, und Mama presste.» Verständnisvoll erklärt Adeline Favre: «Die Hebammen damals waren nicht auf Komplikationen vorbereitet. Ihnen fehlten die medizinischen Kenntnisse. Sie taten ihr Bestes mit den Mitteln, die ihnen zur Verfügung standen.» Adeline Favre ist in verschiedener Hinsicht eine bemerkenswerte Persönlichkeit. Sie gehört zu den ersten Hebammen im Wallis, die eine Ausbildung erhält. Während 50 Jahren ist sie als Hebamme tätig, anfangs in den Häusern der Familien, zuletzt im Spital von Sierre: «Die Arbeitsweise veränderte sich. Man musste die Frauen anders zur Geburt vorbereiten […]. Ich war im Monatslohn angestellt. […]. In den letzten Jahren musste ich allerdings vor allem schreiben und kam dadurch kaum zum Arbeiten.» Der Wandel, den Adeline Favre beschreibt, ist die beachtliche Verbesserung der Qualität im Gesundheitssystem. Es gibt aber auch einen anderen Wandel, den man nur zwischen den Zeilen wahrnimmt: Die Hierarchisierung des Wissens. Mit dem Etablieren der ersten anerkannten Jean-Marc Piveteau Prof. Dr. sc. math. ETH Rektor der Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften (ZHAW) [email protected] Hebammenausbildung wurden auf kantonaler Ebene gesetzliche Vorgaben erlassen, die die Kompetenzen der Hebammen definieren. Die kantonalen Gesetze übertrugen ihnen im Falle der Abwesenheit eines Arztes die ganze Vollmacht. Ärzte waren selten bei einer Entbindung dabei, als diese Gesetze herausgegeben wurden. Später war der Arzt immer häufiger anwesend, und zwischen Arzt und Hebamme entstanden hierarchische Verhältnisse. Eine Korrektur der Hierarchisierung erleben wir mit der Aufwertung des Hebammenberufs. Angehende Hebammen müssen befähigt werden, neues Wissen selbstständig aufzunehmen, indem sie nach neuen Forschungsergebnissen recherchieren, diese kritisch analysieren und pragmatisch im Berufsalltag umsetzen. Die Bedeutung der Hebammenforschung geht über das Erwerben von neuem Wissen und über die Verbindung zur Ausbildung hinaus. Sie muss ihre eigene Identität stärken, denn eine wesentliche Komponente der Positionierung des Hebammenberufes im Gesundheitswesen erfolgt über die Sozialisierung ihrer Forscherinnen und Forscher. Wir müssen daran arbeiten, die Forschung im Hebammenwesen auszubauen, ihre Positionierung in der Scientific Community und ihre Verbindung zu den Hebammen in der Praxis zu stärken. Das Symposium ist ein Beitrag dazu, die Verbindung zwischen Forschenden und Praktikerinnen und Praktikern, zwischen Hochschule und Berufsfeld zu erweitern und zu stärken. Die Hebammen der Zukunft werden sicher dem Wunsch von Adeline Favre zustimmen: «Ich wünsche, dass sich die Technik, die so wunderbar ist, wenn man sie in voller Verantwortung anwendet, noch weiter entwickelt, so dass unsere Kinder in Freude, in Frieden und in einer gerechten Sicherheit zur Welt kommen!» Mehr Informationen und Fotos unter: www.gesundheit.zhaw.ch/hebammensymposium 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 39 Buchtipp Axel Feige | Werner Rath | Stephan Schmidt Kreisssaal-Kompendium Das Praxisbuch für die Geburtshilfe Ablaufschemata aneignen oder komplexes Fachwissen aktualisieren will und einen verständlichen Schreibstil schätzt, dem nützt das Kompendium – ob Fachperson, Leitungsverantwortliche oder Lehrende. Da die Kapitel Kreisssaalstandards, Fehlermanagement, Aufklärung und Off-Label-Use auch strukturelle, aus- und weiterbildungsbedingte Schwachstellen erläutern, finden Mitarbeitende in Direktion, Rechts- und Personalabteilung dort nützliche Informationen, wenn organisatorische Abläufe klinisch durchzuplanen sind. Kirstin A. Hähnlein, Bern www.cirrnet.ch | www.fälle-für-alle.org Herausgeber Georg Thieme Verlag Stuttgart, 2013, S. 203, 86 Abbildungen, gebunden. ISBN 978-3-13-163761-1 EUR (D) 79,99 | EUR (A) 82,30 | CHF 112,00 Die Herausgeber Feige, Rath und Schmidt legen ein kurz­ gefasstes Lehrbuch vor, das sich der Bewertung von geburtshilflichen Situationen widmet und dessen praxis­bezogene Handlungsabläufe beschreibt. Das Ziel der Herausgeber ist ein praxisorientierter Leitfaden für Hebammen, Ärztinnen und Ärztinnen in der Weiterbildung, der die manuelle Geburtshilfe bei Beckenendlage, Mehrlinge, vaginal-operativen Eingriffen und Schulterdystokie in das Zentrum stellt. Die Stärken des Kompendiums sind die fallbezogenen Aufzeichnungen und die beachtenswerten Fakten aus den Leitlinien der Deutschen Gesellschaft für Gynäkologie und Geburtshilfe. Ergänzt werden die Empfehlungen zu den speziellen Anforderungen in der Geburtshilfe durch ausgezeichnete Darstellungen, die an Übersichtlichkeit kaum zu überbieten sind. Es werden rasche Entscheidungshilfen für das geburtshilfliche Management beim Spitaleintritt einer Schwangeren angeboten, um eine denkbare Risikosituation vorwegzunehmen und die Prävention möglicher Notfälle in den Vordergrund zu stellen. Ausserdem empfehlen die Autoren strukturierte Schwachstellenanalysen nach dem Schweizer Vorbild CIRRNET. Die regelmässigen Kommentare der Hebamme Ulrike KopfLöchel frischen das hebammenspezifische Basis- und Ergänzungswissen auf. Kopf-Löchel scheut sich nicht den Mythos der «rotblonden Risikoschwangeren» ebenso zu wiederholen wie sie im postpartalen Blutungsnotfall den «Blasendauerkatheter andenkt». Hier wünscht sich die Leserin Kohärenz, denn das Kapitel zum Fehlermanagement fordert berechtigterweise auf, jede «unklare Wortwahl» wie hier das «Andenken» «zur Abwehr von Bedrohung» zu unterlassen. Wenngleich die Autoren mehrfach betonen Schwangere «aktiv an Entscheidungen zu beteiligen», klingt die Berufung auf die Fürsorge nachdrücklich durch. Beispielsweise wird an ärztliches Verantwortungsgefühl für Schwangere mit Beckenendlage appelliert durch das Zitat «abschliessend sollte der Arzt der Schwangeren einen Rat bzw. eine persönliche Empfehlung zum Entbindungsmodus geben». Nebst diesem Paternalismus ist das ärztliche Erfahrungswissen wiederholt hervorgehoben wie zum Beispiel mit «der Patientin soll das Gefühl verschafft werden, dass sie sich dem Arzt anvertrauen kann und bei ihm in guten Händen ist». Verglichen mit dem Kapitel Postpartale Blutungen sind die formulierten Schwerpunkte dürftig abgehandelt. Wer sich jedoch auf die Praxis oder eine Prüfung vorbereitet, sich klare 40 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Hanna Steinegger Kein gewöhnliches Leben Herausgeber Th. Gut Verlag Hanna Steinegger, 2011, S. 157 ISBN 978-3-85717-213-7 CHF 30.– Die Autorin wurde 1944 in Horgen geboren und wuchs in Wädenswil am Zürichsee auf. Sie zeigt in ihrem Roman auf eindrückliche Weise, mit welchen Schwierigkeiten eine Familie im 17. Jahrhundert zu kämpfen hatte und welche Auswirkung dies auf das Wohl der Kinder hatte. Der Tod der Mutter nach der Geburt bringt das Leben dieser Familie vollständig durcheinander. Sie lebte schon in Armut, doch jetzt kommt dazu, dass der Vater in seiner Hilflosigkeit dem Alkohol verfällt, was die Situation für die Kinder noch weiter verschlechtert. Eines der Kinder wird in fremde Obhut gegeben, die anderen finden ein zweites Zuhause bei einer Nachbarin, die liebevoll versucht ihnen die fehlende Mutter zu ersetzen. Die körperlichen Leiden der Kinder behandelt die Frau mit gesammelten Kräutern, was ihr im Dorf den Ruf als Hexe einträgt und letztendlich zur Verbrennung auf dem Scheiterhaufen führt. Der Vater heiratet ein zweites Mal. Jetzt werden die Kinder von der Stiefmutter betreut. Doch da fehlt die Liebe. Dann scheitert auch die Beziehung zwischen Vater und Stiefmutter. So verlassen die Kinder schon als Jugendliche das Elternhaus und suchen ihren eigenen Weg im Leben – sei es mit einer unglücklichen Heirat oder einer Flucht ins Ausland. Die Autorin schildert in sehr eindringlicher Art, wie sich die Kinder durchs Leben schlagen, sich sich aus den Augen verlieren und am Ende durch Zufall wieder zueinander finden. Nun können sie ihrem greise gewordenen Vater verzeihen. Dieser Romand ist spannend zu lesen und es wird einem deutlich, welche misslichen Voraussetzungen für Familien in jener Zeit herrschten. Die Autorin führt uns lebendig vor Augen, wie Kinder hungern mussten, in fremde Obhut gegeben wurden und keine Vater- und Mutterliebe kannten. Marianne Luder, Bildungsbeauftragte SHV SCHWEIZERISCHER HEBAMMENKON GRESS Geburtshilfliche Versorgung neu gestalten: Das Potenzial von Hebammen nutzen! CONGRÈS SUISSE DES SAGES-FEMMES Repenser la prise en charge obstétricale: utiliser les ressources des sages-femmes! CO NGRESSO SVIZZERO DELLE LEVATRICI Ripensare l’assistenza ostetrica: utilizzare il potenziale delle levatrici! Ort/Lieu/Loc alità KKT, Kultur- und Kongresszentrum Thun Da tum/Da te/Da ta 15.5. & 16.5.2013 Informa tionen/Informa tions/Informazioni: www.hebamme.c h 3 2013 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 41 Kientalerhof Rundes tragbares Gebärbecken Verkauf und Vermietung von tragbaren Gebärbecken für die Hausgeburt. Sie können das Gebärbecken bei uns abholen, oder wir senden es zu Ihnen. Verlangen Sie eine Offerte. Berufsbegleitende Ausbildungen Krähenbühl 8 • Ayruveda Massage • Ayurveda Ernährungsberatung • Biodynamische Craniosacral Therapie • Colon Hydro Therapie • Rebalancing • Shiatsu Telefon: +41-(0)56-670 25 15 teleFax: +41-(0)56-670 25 16 +41-(0)79-636 91 91 Mobil: E-Mail:. [email protected] Homepage:www.aquabirth.ch Vaginal-pH-Wattestäbchen-Test EcoCare™ Comfort Kostenlose Kennenlerntage: Sa 16. März / 8. Juni / 21. Sept. Mehr Informationen: Tel. 033 676 26 76 oder www.kientalerhof.ch Bindung kh_ins_hebamme_90x131_final.indd 1 Verkauf und Vermietung von Spezialkissen für die Gebärwanne CH-5642 Mühlau * Für die Vorsorge vor Frühgeburten 06.02.13 17:08 Frühe emotionale Kontakte als Schlüssel für unser Leben Jetzt mit den sanften EcoCare™ Wattestäbchen aus umweltfreundlichen und biologisch abbaubaren Materialien (100% Baumwolle und 100% hygienisches Papier) www.ecocare-comfort.de nach Prof. Dr. med. Udo B. 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Das Spital Oberengadin ist für die akutmedizinische Versorgung der Region zuständig. In unserer Gebärabteilung kommen jährlich ca. 200 Kinder zur Welt. Wir suchen per sofort oder nach Vereinbarung Hebamme HF/FH Arbeitspensum 80 – 100 % Auskunft: Frau Annemarie Stricker, Bereichsleiterin Pflege, +41 (0)81 851 80 15, [email protected] Bewerbung: Spital Oberengadin, Herr Simon Berther, Personaldienst, CH-7503 Samedan, [email protected] PS: Personalwohnungen und Studios sind vorhanden. www.spital-oberengadin.ch Ihre Aufgaben sind Eigenverantwortliche Betreuung vor, während und nach der Geburt inklusive Wochenbett. Wir erwarten • Diplom als Hebamme • Selbständiges Arbeiten und organisatorische Fähigkeiten • Fundierte Fachkenntnisse • Einsatzbereitschaft und Teamfähigkeit Wir bieten • Neue, gut eingerichtete Gebärabteilung • Ein motiviertes, engagiertes und berufserfahrenes Team • Fortschrittliche Anstellungsbedingungen Haben wir Ihr Interesse geweckt? Unsere Leitende Hebamme, Frau Sibylle Stocker, steht Ihnen für weitere Fragen gerne zur Verfügung Tel: 055 646 34 11 oder E-Mail: [email protected] Ihre Bewerbung mit den üblichen Unterlagen richten Sie bitte an: Frau Claudia Imsand, Personalmanagement Kantonsspital Glarus, Burgstrasse 99, 8750 Glarus E-Mail: [email protected], www.ksgl.ch Integrative Medizin verbindet die konventionelle Medizin mit den Therapiemöglichkeiten der Anthroposophischen Medizin. Wir handeln nach den Grundsätzen der anthroposophisch erweiterten Medizin. Wir sind ein Listenspital mit einem umfassenden Leistungs­ angebot in Frauenheilkunde und Geburtshilfe, Onkologie und Palliative Care, Innere Medizin, Diagnostik, Chirurgie, Urologie, 24h­Notfallmedizin und ambulanter Psychiatrie und Psychotherapie. Unser Spital steht Patientinnen und Patienten aller Versicherungsklassen offen. Für unser Hebammenteam suchen wir nach Vereinbarung eine Dipl. Hebamme (80 – 100 %) Ihr Fachwissen und Ihre Berufserfahrungen verstehen Sie in die Praxis umzusetzen. Ihr Engagement für eine umfassende Betreuung von Mutter und Kind während der Schwangerschaft, unter der Geburt und im Wochenbett, sowie Ihre Offenheit gegenüber Neuem und der anthroposophischen Medizin wissen wir zu schätzen. Frau E. Fuchs, Leiterin Pflegedienst, Tel. 044 787 25 40 beantwortet gerne Ihre Fragen. Ihre schriftliche Bewerbung mit den üblichen Unterlagen senden Sie bitte an: Paracelsus­Spital Richterswil Personalabteilung Bergstrasse 16 CH­8805 Richterswil oder bewerben Sie sich per E­Mail bei: personal@paracelsus­spital.ch Bitte keine Anrufe von anderen Publikationsorganen 44 Sage-femme.ch • Hebamme.ch 3 2013 Hebamme 80 % – 100 % Wir suchen dringend Verstärkung Wir laden Dich ein, in einem motivierten Frauenteam zu arbeiten. Bei uns profitierst Du von einem reichen Erfahrungsschatz langjähriger Hebammen in der ganzheitlichen Betreuung von Frauen und Paaren, in der Schwangerschaft, unter der Geburt und auf dem stationären Wochenbett. Wir führen Dich gerne unverbindlich für einen Tag durch unser Haus und lassen Dich teilhaben an einem vielseitigen und anspruchsvollen Alltag einer Geburtshaus-Hebamme. Haben wir Dich neugierig gemacht? Melde Dich, wir freuen uns auf Deine Kontaktaufnahme. Geburtshaus Zürcher Oberland Karin Lietha-Kapp Schürlistrasse 3, 8344 Bäretswil Telefon 044 939 99 00 E-Mail: [email protected] www.geburtshaus-zho.ch Auf den richtigen Umgang kommt es an! In ihren ersten vier Lebenswochen lernen Babys das Trinken an der Mutterbrust. Danach wird deutlich, dass Babys ein Saugbedürfnis haben, das über die Nahrungsaufnahme hinausgeht. 80% aller Eltern stillen dieses Bedürfnis mit einem Nuggi. Um Zahnfehlstellungen zu vermeiden, sollte dieser verantwortungsbewusst eingesetzt werden. Der Nuggi gehört in die Obhut der Eltern und sollte Babys nur gezielt angeboten werden: Als Einschlafhilfe, bei Ruhelosigkeit oder zur Schmerzlinderung. Fachleute empfehlen zudem, Kindern den Nuggi spätestens mit 24 bis 36 Monaten abzugewöhnen. Der Nuggi – ein Multitalent! • Der Nuggi spielt für das psychische Wohlbefinden eine wichtige Rolle. Er beruhigt, entspannt, lindert Schmerzen und erleichtert das Einschlafen. • Aktuelle Studien belegen: Richtig eingesetzt hat der Nuggi keinen negativen Einfluss auf die Stilldauer. • Das Risiko des plötzlichen Kindstods (SIDS) wird durch die Nuggiverwendung reduziert. • Der Nuggi ist viel leichter abzugewöhnen als der Daumen: 50% der Daumenlutscher nuckeln auch als 7-Jährige noch. Warum Sie einen bibi Nuggi empfehlen sollten • Die Nuggispitze in der Dentalform NUK (natürlich und kiefergerecht) passt sich dem Kiefer ergonomisch an und fördert so die natürliche Entwicklung des Gaumens. • Das anatomisch geformte Schild sorgt für beste Passform. Der zentral gelegte Schwerpunkt verhindert übermässigen Druck und sorgt für optimalen Tragekomfort. • Die auf der Schildinnenseite liegenden - der Brust nachempfundenen Sensopearls verhindern Rötungen und Hautirritationen. Zusammen mit zwei Luftlöchern im Schild ermöglichen sie eine konstante Luftzirkulation. Ergonomische NUK Dentalspitze bibi Sensopearls Anatomisch geformtes Schild • 100% Swiss Made: bibi ist der einzige Schweizer Nuggi-Produzent. Durch die Nuggi-Produktion in der Manufaktur in Regensdorf bei Zürich und die permanenten Einzelkontrollen kann bibi höchste Produktqualität garantieren. • bibi feiert 75 Jahre glückliche Babys und zufriedene Eltern! Für Fachleute ist bibi der perfekte Partner: Profitieren Sie von unserem erfahrenen Expertenteam und 75 Jahren Know-how in der Entwicklung von innovativen Babyprodukten. Zahnärztin Claudia Saxer ist Mitglied unseres Expertenteams. Das sagt sie über die Nuggispitze in Dentalform: «Die Nuggispitze in Dentalform wurde von Zahnärzten entwickelt. Die Dentalform ist auch bekannt unter dem Namen NUK – „natürlich und kiefergerecht“. Die Nuggispitze wurde so geformt, dass sie sich dem kindlichen Kiefer ergonomisch anpasst. Sie bietet genügend Platz für die Zunge und übt keinen unnötigen Druck auf Kiefer und Zähne aus. Der Dental-Nuggi ist seit seiner Entwicklung sehr beliebt und verbreitet.» Dr. med. dent. Claudia Saxer ist eidg. dipl. Zahnärztin mit WBA SSO in Kinderzahnmedizin Lamprecht AG, 8105 Regensdorf, Schweiz www.bibi.ch